LE GROUPE DES FEMMES DE L’ASSORCANIL A EXECUTE LA DANSE ABARA DE LA PREFECTURE DE DOUFELGOU

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Lomé, le 19 mars (ATOP) – Le groupe des femmes de l’Association des Ressortissants du Canton de Niamtougou à Lomé (ASSO.R.CA.NI.L) a organisé la danse traditionnelle « Abara » le samedi 17 mars dans la cour de leur chef coutumier au quartier Cacaveli.

Cette manifestation culturelle s’inscrit dans la célébration de la Journée internationale de la femme et vise à faire découvrir à la population de Cacaveli et de ses environs la danse « Abara », une danse féminine  en voie de disparition.

C’est aussi l’occasion de renforcer l’entraide et la solidarité entre les femmes et de  sensibiliser celles-ci sur les voies et moyens pour assurer leur autonomie notamment à travers des activités génératrices de revenus.

Pendant plus de deux heures, les femmes fortement mobilisées se sont mises en cercle pour exécuté Abara, danse au cours de laquelle, chaque danseuse se tapait les mains et tout en tournant autour du cercle marquait momentanément un petit arrêt pour cogner ses fesses avec celles de sa suivante.

 

Les prestations des femmes n’ont pas laissé indifférents certains hommes qui se sont joints spontanément à elles  sous les ovations du nombreux public visiblement séduit au-devant duquel le chef coutumier, Jacques Koffi-Takoya entouré de ses collaborateurs.

 

Selon la Trésorière du groupe, Mme Dénise Kataouré, ces genres de manifestations qu’elles organisent à certaines occasions festives visent la préservation et la sauvegarde de leur tradition et de leur culture dont la danse Abara qui risque de disparaître si des initiatives de sa promotion ne sont pas prises afin de la transmettre aux générations futures. Elle a expliqué qu’Abara s’exécute normalement au clair de lune. Après les récoltes et la vente des produits champêtres dit-elle, les femmes cotisent une partie de leurs recettes et se retrouvent chez une d’entre elle pour se réjouir en exécutant cette danse scellant ainsi leur amitié et leur solidarité.

 

Mme Kataouré a appelé ses consœurs à  proscrire la paresse et à se battre en s’adonnant avec joie à l’exercice d’une activité génératrice de revenus afin de se mettre à l’abri du besoin tout en contribuant aux charges familiales et à l’éducation de leurs enfants.

 

Elle a fait savoir qu’en dehors d’Abara, il existe d’autres danses notamment Djandjagou pour les hommes, Foka pour honorer la mémoire d’une vielle et Bagou, une danse populaire de joie et de gaieté.

ATOP/MEK/AAD

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