LA CELEBRATION DE LA JOURNEE MONDIALE DE LA SANTE AXEE SUR LA COUVERTURE SANITAIRE UNIVERSELLE

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Lomé, le 17 avr. (ATOP) – Les activités marquant la célébration de la Journée mondiale de la santé qui coïncide cette année avec le 70è anniversaire de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont été lancées le vendredi 13 avril à Lomé.

Cette célébration est organisée par le ministère de la Santé et de la Protection sociale et l’OMS  sous le thème « couverture santé universelle pour tous et partout » et pour slogan, la santé pour tous. L’objectif visé est non seulement de permettre à tous de vivre en bonne santé mais aussi de promouvoir le bien-être de tous à tout âge. La commémoration sera marquée par des sensibilisations dans les différentes régions du pays et un panel sur le thème.

Selon les organisateurs, la couverture sanitaire universelle consiste à veiller à ce que chaque personne indépendamment de son lieu de résidence et son statut social bénéficient de services de santé essentiels et de qualité dont elle a besoin, sans pour autant subir des difficultés financières.

D’après le secrétaire général par intérim du ministère de la Santé et de la Protection sociale, Aoussi Sossinou le gouvernement a fait beaucoup d’efforts en matière de couverture sanitaire universelle avec la mise en place de l’Institut national d’assurance maladie (INAM), de l’assurance maladie pour les bénéficiaires du Fonds national de la finance inclusive et de l’assurance scolaire (School Assur). Il a également évoqué l’analyse du financement de la santé, la détermination de mécanismes innovants de financement de la santé, l’élaboration de la stratégie nationale de financement de la santé et le dialogue politique sur le financement de la santé. Malgré ces efforts des défis restent encore à relever pour atteindre une couverture sanitaire universelle, a-t-il confié.

La représentante de l’OMS au Togo, Dr Lucile Imboua rapportant le message de la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique a déclaré qu’au cours des 70 dernières années, des avancées majeures ont été enregistrées en matière de santé et de technologies sanitaires. Elle a cité par exemple la mise au point de médicaments d’importance vitale pour traiter des maladies comme la tuberculose, le VIH /sida, le paludisme, l’hypertension artérielle et le diabète. Ces avancées ajoutées à l’amélioration de l’accès aux traitements et aux services essentiels ont permis d’améliorer l’état de santé des populations dans la région africaine, a souligné Dr Imboua. Cependant dit-elle, beaucoup reste à faire pour enrayer la forte expansion des maladies transmissibles et surmonter de nouvelles menaces, telles que le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), la grippe H5N1 et les épidémies comme la maladie à virus Ebola et le choléra. A ces défis s’ajoutent celui posé par la résistance aux antimicrobiens et la circulation des médicaments contrefaits.

Selon Dr Imboua, les pays doivent donc s’efforcer d’améliorer la gouvernance et les systèmes d’information sanitaire en vue d’une meilleure réglementation et la planification des activités menées par les communautés et les partenaires. Elle a ajouté que les Etats doivent également promouvoir un leadership efficace et un engagement politique de haut niveau pour instaurer la couverture sanitaire universelle toute en veillant à ce que des investissements appropriés et durable soient consentis dans le domaine de la santé pour garantir un accès équitable aux services de santé. ATOP/MEK/APS

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