L’ONG LES AMIS DE LA TERRE TOGO INSTRUIT LA POPULATION SUR LE SUJET

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LUTTE CONTRE LES ENERGIES FOSSILES :

Lomé, le 17 avr. (ATOP) – L’ONG les Amis de la Terre-Togo a organisé le mardi 17 avril à Lomé, une conférence publique sur le thème : « Le monde sans les énergies fossiles, une transition vers les énergies renouvelables ».

Cette rencontre a pour but de susciter le débat sur les impacts des activités d’extraction des énergies fossiles, surtout du pétrole dans le monde; d’attirer l’attention des décideurs togolais sur les conséquences négatives de l’extraction éventuelle du pétrole au Togo sur les citoyens. C’est aussi l’occasion pour les organisateurs de présenter au public les défis liés à la transition vers les énergies renouvelables et mobiles.

Les participants ont suivi deux communications. La première sur « les énergies fossiles et les changements climatiques ». Elle a abordé les liens entre les énergies fossiles et les changements climatiques et donné des informations concernant l’impact  des combustibles fossiles sur le climat et les conséquences ou les bienfaits de ces énergies sur la vie humaine. Ces conséquences sont notamment dues à l’activité de l’Homme, qui émet des émissions à effet de gaz de serre qui entrainent la perturbation des pluies, des inondations, la sécheresse et la perturbation des eaux sur les surfaces. La deuxième communication qui a porté sur «  les défis et les enjeux de la transition vers un système énergétique démocratique contrôlé par les populations » et propose des différentes  approches d’actions incitatives qui permettent aux collectivités locales de contribuer, de façon décisive, à l’atteinte des objectifs d’une transition énergétique réussie au Togo.

Le représentant du ministre en charge de l’Environnement, Dr Monkouna Lardja a mentionné que les combustibles fossiles étant des sources d’émission de gaz à effet de serre, il est donc important de mettre en œuvre des initiatives sobres en carbone, afin de limiter l’accroissement de la température à 2°C à l’horizon 2030. Parmi les mesures pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les secteurs de l’énergie, dit-il, il est question de promouvoir la biomasse dans les ménages, l’électricité à base solaire, et une diminution de la consommation de carburant fossile dans le secteur des transports.

Le coordonnateur national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), Didier Kokou Agbémadon et le directeur par intérim de l’ONG les Amis de la Terre-Togo, Amégadzé Elorm Kokou ont indiqué que chaque année, on extrait dans le monde les combustibles fossiles, de l’ordre de 8 milliards de tonnes. Ils ont aussi fait savoir que, même si elles sont utiles et ont permis l’évolution des civilisations, elles ne présentent pas moins de risques potentiellement dangereux pour l’Homme et la nature. « Leur production et consommation engendrent la pollution des nappes phréatiques, des mers, des sources de nourriture, l’air et modifie le cycle des écosystèmes naturels » ont-t-ils ajouté. « Il faut que nos pays s’engagent dans des visions à long terme, une rupture dans les comportements d’usage des services énergétiques, mettre en place une politique et une stratégie qui interpellent toutes les parties prenantes », ont-ils mentionné. MM. Agbémadon et Amégadzé ont également exhorté les participants à des échanges scientifiques et des informations de qualité qui aideront à prendre des décisions utiles pour la préservation de ressources naturelles.

ATOP/KEA/BA

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