Togo News – Finance islamique : le Togo rembourse une part de son emprunt mardi prochain

La République togolaise va procéder le mardi 4 août prochain au remboursement du capital de son emprunt islamique et au paiement des profits semestriel. A noter que le remboursement partiel du capital s’élève à 15 milliards de Francs CFA et les profits semestriels à 7 milliards de Francs CFA.
Le gouvernement togolais avait lancé le mois dernier un appel public à l’épargne sur le marché financier régional de l’UEMOA, obligation dite islamique ou sukuk, pour une somme de 172 milliards de Francs CFA. L’Etat avait d’ores et déjà fixé, aux souscripteurs, une marge de profit (marge bénéficiaire nette) de 7. 9 % à verser.
Selon le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, l’emprunt islamique avait une durée de huit ans, couvrant la période 2015-2023. A noter que le remboursement était, selon la Banque Islamique de Développement (BID), semi-trimestriel.
En effet, la République togolaise avait souscrit dans le cadre de cette émission sukuk (obligations compatibles avec la charia) une somme nominale de 172 milliards de Francs CFA pour une maturité prévisionnelle de 96 mois (huit ans), assortie de deux ans de grâce.
“Plusieurs projets ont été réalisés grâce à cette enveloppe budgétaire, particulièrement dans les domaines de l’énergie et des infrastructures”, a précisé le président togolais, Faure Gnassingbé.
Cette enveloppe financière permettra ainsi au gouvernement togolais d’honorer tous ses engagements auprès de la BID (Banque Islamique de Développement). Il est important de rappeler qu’en finance islamique, le sukuk (accordant à l’investisseur une part d’un actif, ainsi que des risques proportionnés et des flux de trésorerie) est équivalent à une obligation conventionnelle (autrement dit, un accord de volonté entre les intéressés), respectant toutefois la charia.

Qu’est-ce que la finance islamique ?

Conforme aux principes de la charia, la finance islamique cherche à transmettre une vision de transparence, d’équité et de justice. Elle se distingue de la finance conventionnelle principalement par la mise en avant de morale islamique et d’idée éthique en puisant leurs sources dans les pratiques financières et économiques à l’époque du Prophète Muhammad, dans la sunna et dans la révélation divine. A noter que la finance islamique a connu une forte progression depuis les années 2000. En 2018, elle représentait plus de 5 200 milliards d’euros d’actifs à travers le monde.