Lomé, 12 nov. (ATOP) – La loi de finances rectificative, exercice 2021, présentant une hausse de 11,9% a été votée, le jeudi 11 novembre à Lomé, par les parlementaires, lors de la 10ème séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’année 2021.
Au total, la loi rectificative, exercice 2021 votée, est projetée à 1.702,9 milliards de francs CFA en dépenses et en recettes contre 1.521,6 milliards de francs CFA dans la loi de finances initiale, soit une hausse de 11,9%.
A travers cette loi de finances rectificative, le gouvernement entend poursuivre et renforcer les efforts engagés pour poursuivre la lutte contre la pandémie de la COVID-19 par la mise en œuvre des mesures identifiées dans les différents secteurs socioéconomiques du pays.
La présente loi de finances rectificative, exercice 2021, se justifie, au titre des recettes, par les perspectives macroéconomiques plus favorables que prévues avec le renforcement du regain de l’activité économique en 2021. En effet, la conjoncture économique nationale au premier semestre 2021 comparée à celle de la même période de 2020 est essentiellement marquée par un rebond des activités au Port autonome de Lomé (PAL) et à l’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma (AIGE), une progression de la production de phosphates et du ciment, de la consommation des produits pétroliers, de la consommation d’énergie électrique moyenne tension et une hausse des recettes fiscales.
Au titre des dépenses, cette loi de finances rectificative 2021 se justifie par la survenue des dépenses stratégiques, notamment sécuritaires, d’autres dépenses courantes qui n’étaient pas prévues dans la loi initiale et l’augmentation de la provision de lutte contre la COVID-19, notamment pour l’acquisition de vaccins, ainsi que de la revue à la baisse de certaines dépenses d’investissement et de dépenses courantes suite à l’évolution de leur niveau d’exécution à fin septembre 2021.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya a indiqué que l’adoption de la présente loi de finances rectificative, au titre de l’exercice 2021, permettra au gouvernement de prendre en compte les évolutions intervenues au cours de l’exécution de la loi de finance initiale adoptée le 22 décembre 2020.
Selon le ministre, ce collectif budgétaire s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement pour assurer la transparence, le réalisme et la sincérité dans la gestion des finances publiques. Il traduit aussi, poursuit le ministre, l’esprit de bonne gouvernance dans lequel le chef de l’Etat engage l’ensemble du gouvernement. « Ce collectif budgétaire permet également de prendre en compte les nouvelles orientations de politiques économiques impulsées par le chef de l’Etat pour satisfaire les besoins sociaux de nos populations », a ajouté M. Yaya.
Pour la présidente de l’Assemblée nationale, Mme Yawa Djigbodi Tsègan, cet exercice illustre l’attachement du gouvernement aux principes de transparence dans la gestion des finances publiques. Plus encore, ajoute-t-elle, cette loi adoptée augure des perspectives macroéconomiques encourageantes allant vers une forte reprise des activités économiques. « Ces perspectives sont possibles grâce au leadership du président de la République, visant à renforcer les actions urgentes, afin de minimiser l’impact de la COVID-19 sur les populations tout en maintenant l’élan de croissance économique de notre pays », a précisé Mme Tsègan.
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