
Lomé, 2 mai (ATOP) – Mme Abi-Alfa Bintou, alias Bibi Reine, artiste de la chanson togolaise a organisé le mercredi 1er mai à Lomé, une réjouissance et un partage à l’adresse des portefaix des marchés d’Adawlato, Atikpodji et Abattoir, lors de la fête des travailleurs observée chaque 1er mai. Cette réjouissance est couplée d’une remise d’attestation de reconnaissance aux responsables des portefaix.
Cette fête est organisée en collaboration avec l’Etablissement public et autonome des marchés (EPAM) en l’honneur des portefaix. Elle a reçu l’appui financier et technique de la présidente des « Nana Benz », Mme Atayi Edwige Sant’Anna et a pour objectif d’honorer ces femmes et de leur rendre leur dignité, longtemps ignorée ou bafouée. Il s’agit aussi de leur procurer de la joie dans une ambiance festive et de réjouissance.
«Nous avons tendance à oublier certains métiers de l’informel. J’ai vu des scènes qui se sont passées devant moi à l’égard de ces portefaix et qui m’ont touchées.
Je me suis dit pourquoi ne pas les encourager en valorisant ce métier-là et ceux qui l’exercent. C’est avec ce métier que les gens ont scolarisé leurs enfants. Il y a même des étudiants orphelins qui exercent ce métier pour joindre les deux bouts », a laissé entendre Bibi Reine. Elle a saisi l’occasion pour lancer un appel à la jeunesse que la délinquance juvénile ne va pas résoudre leur situation de précarité, mais c’est plutôt le travail. L’artiste a indiqué aussi que sans ces portefaix dans les marchés, les activités seront au ralenti voire inexistant.
La cheffe division ressource humaine à l’EPAM, Mme Missika Edwige a encouragé ces portefaix qui rendent la vie facile aux femmes qui viennent faire leurs emplettes ou leur ravitaillement pour la semaine. Elle a aussi félicité Bibi Reine pour l’initiative qui va permettre à l’EPAM de mieux organiser ce secteur.
Des attestations de reconnaissance du service rendu ont été remises aux responsables des différentes organisations de ces portefaix.
Dame Essi, une des portefaix s’est réjouie de la considération portée à leur égard « car c’est la première fois qu’on reconnait que nous existons aussi. Elle a exhorté les organisateurs à réitérer ce geste les prochaines années, qui permet de mettre en valeur ce métier.
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