
Lomé, 29 juin (ATOP) – Une conférence-débat sur « Le cancer chez les enfants : situation au Togo, quel apport des médias ? » a ouvert, le jeudi 29 juin à Lomé, les « rendez-vous » de la branche togolaise du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN).
Les « rendez-vous » du REMAPSEN se veulent une rencontre trimestrielle sur des questions de santé ou de l’environnement identifiées par le Réseau. Cette activité a permis d’outiller les journalistes sur la situation du cancer des enfants au Togo. La finalité est d’amener ces derniers à sensibiliser la population pour une meilleure amélioration dans la prise en charge des enfants.

Le chef service de pédiatrie au Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU SO), Pr Guédénon Koffi a, dans sa présentation, définit le cancer de comme « une multiplication anarchique de cellules au sein d’un organe. La cellule en se multipliant va former une masse qui met en jeu le prognostique vital de l’organe ». Il a présenté les réalités de cette maladie chez les enfants au Togo. « De 3 enfants consultés en 2006, le Togo enregistre aujourd’hui plus de 70 enfants atteints de cette maladie », a fait savoir Pr Guédénon, oncologue pédiatre (spécialiste du cancer des enfants). Il a cité les différents types de cancer diagnostiqués fréquemment au CHU SO. Au nombre de ceux-ci, le néphroblastome (cancer des reins) ; Burkit (tumeur de la mâchoire) ; rétinoblastome (cancer de l’œil) ; la leucémie (cancer du sang). Ces maladies, dit Pr. Guédénon, sont curables lorsque que le diagnostic est précoce.
S’agissant des causes du cancer pédiatrique, le spécialiste a souligné qu’il y a deux types de facteurs de risques. Le premier a trait à l’environnement (effets des radiations, infections, l’exposition à la fumée du tabac). Le second type concerne les facteurs génétiques qui sont des malformations. Parlant des difficultés rencontrées, Pr Guédénon a évoqué, entre autres, le retard de consultation, l’insuffisance des médicaments et l’absence des maisons de vie. Il a également énuméré comme défis à relever, la formation des médecins, la prise en charge des douleurs, la mise en place des maisons des parents.
Cette présentation a été suivie de débats qui ont permis aux professionnels des médias de mieux comprendre les réalités du cancer pédiatrique et les étapes de la chaine de prise en charge. Ces derniers ont visité l’Unité d’onco-hématologie pédiatrique du CHU Sylvanus Olympio, la seule structure de prise en charge des enfants atteints de cancer.
Le directeur général du CHU Sylvanus Olympio, Dr Agbobli Apelété a reconnu que la communication au niveau des formations sanitaires est dès fois défaillante ou insuffisante. C’est pourquoi, il a salué cette activité du REMAPSEN qui entend éclairer les journalistes sur des questions de santé. Il a convié les journalistes à rendre le message des techniciens de la santé accessible à la communauté.
La coordinatrice de REMAPSEN, Mme Ambroisine Mèmèdè a invité ses confrères à sensibiliser les populations sur l’existence du cancer chez les enfants et la structure de prise en charge. « Le cancer des enfants est assez sensible, touchant et il faut communiquer pour sauver les enfants », a conclu la coordinatrice.
Le représentant du directeur de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, M. Didier Attiota a pris part à cette conférence-débat dont l’organisation est appuyée par l’OMS (Organisation mondiale de la santé).
Le directeur de la Santé de la mère et de l’enfant, Dr Abram Amétépé Agossou et Mme Fiaty Solange de la cellule communication de l’OMS ont assisté à cette activité.
ATOP/BV/AJA






