
Lomé, 3 avr. (ATOP) – « Le Togo présente un risque d’investissement modéré de 5,9%. C’est la catégorie dans laquelle les investisseurs peuvent investir au Togo, même s’il y a quelques poches de risques mis en relief », a rassuré Stanislas Zézé, Président directeur général (PDG) du groupe Bloomfield, lors de la présentation du rapport « Risque pays-Togo 2026 », le jeudi 2 avril à Lomé.
Ce rapport offre une lecture claire de la cartographie des risques, permettant aux investisseurs de mieux orienter leurs décisions. Élaboré à partir de données quantitatives et qualitatives, ainsi que d’échanges avec les autorités et les acteurs économiques, le document s’appuie sur une méthodologie approuvée par l’institution depuis près de deux décennies. L’objectif est double : éclairer les investisseurs sur le climat économique togolais et fournir aux autorités des outils d’analyse pour orienter leurs politiques publiques.
Au niveau des finances publiques, mentionne le rapport, les indices relèvent une bonne mobilisation globale des recettes sur la période 2019-2024. « Il a été enregistré une progression cumulée de 35% de recettes budgétaires. En revanche, le poids de la dette est ramené en dessous de la norme communautaire qui est de 70%. La dette par rapport au PIB du Togo, est passée de 54% en 2022 à 69% en 2024 », révèle le rapport.
En ce qui concerne, la performance macroéconomique du pays, le rapport met en avant le programme Novissi lancé en avril 2020. Ce programme de transferts monétaires à couvert 7,1% de la population, avec des allocations mensuelles représentant jusqu’à 35% du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) pour les bénéficiaires, indique le rapport.
Le fonds de solidarité 400 milliards de FCFA, dont 20 milliards dédiés aux Petites et moyennes entreprises (PME) sous forme de crédits bonifiés à un taux de 5% sur 3 ans, l’aménagement de 32 000 hectares sous forme de Zones d’aménagement agricoles planifiés (ZAAP) à fin 2023, font partie des performances, indique le rapport. Grace à cette initiative, le pays affiche un rendement supérieur de plus de 36%.
Au niveau du déficit commercial, le pays enregistre une progression de 77%, imputable à la dynamique d’importation. « La vulnérabilité agricole, s’explique par la baisse de quelques pays entre 2023 et 2024. Quant à la vulnérabilité de l’exportation, elle s’explique par la concentration sur quelques produits traditionnels comme le phosphate, les produits alimentaires et textiles », souligne M. Zézé.
Le président directeur général du groupe Bloomfield, a montré que la performance macroéconomique du Togo reste cependant confrontée à des facteurs de risques, notamment du déficit commercial (En 2024, le déficit commercial du Togo est estimé à 1.125 milliards FCFA), en hausse de 16 %, de la vulnérabilité agricole et de la vulnérabilité des exportations.
S’exprimant sur le rapport « Risque pays Togo », le ministre de l’Economie et de la Veille Stratégique, Badanam Patoki, a indiqué que la solidité de l’économie togolaise est matérialisée par une croissance économique avec un taux moyen supérieur à 6% en 2025. Sur la question du déficit commercial et de la faible diversification des importations, des actions concrètes sont déjà engagés pour améliorer le taux de couverture des importations, a fait savoir le ministre.
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