
Lomé, 30 mars (ATOP) – Le ministre de l’Economie et des Finances, Essowè Georges Barcola a indiqué que «le gouvernement est disposé à entamer un dialogue fiscal secteur public-secteur privé avant le processus budgétaire». Cet engagement a été réitéré lors de la première réunion du comité technique de concertation Etat-secteur privé, le vendredi 28 mars à Lomé en présence de sa collègue en charge du Commerce, Mme Rose Kayi Mivedor-Sambiani.
Ce comité technique de concertation est composé des directeurs de cabinet et secrétaires généraux des ministères, du président de la chambre de commerce et d’industrie du Togo, du secrétaire général de l’Association des Grandes Entreprises du Togo et du président du Conseil national du patronat. Sont également membres, les présidents des associations professionnelles du secteur privé, ceux des chambres consulaires du Togo ainsi que des directeurs généraux et chefs d’entreprises publics et privées.
Les échanges ont porté sur plusieurs points notamment sur l’état des négociations et les points qui avaient retenu l’attention des membres lors de la dernière réunion du 12 septembre. La synthèse des activités du 4e trimestre et le point de mise en œuvre des préoccupations du secteur privé ont également fait objet de discussion.
Le ministre Barcola a réaffirmé l’engagement des autorités à faire du secteur privé, un puissant relais de croissance de l’économie togolaise. Il a rappelé une déclaration du président de la République, Faure Gnassingbé, qui dit que « Désormais, nous voulons faire plus et mieux en nous tournant vers le secteur privé, dont les leviers restent en définitive plus efficaces pour soutenir le développement des secteurs porteurs». Il a précisé que depuis la dernière rencontre, plusieurs avancées ont été enregistrées. Au nombre de celles-ci, la reprise du dialogue fiscal avec le secteur privé, l’organisation d’une session du conseil de concertation, l’accélération de l’opérationnalisation des organes de recours, l’organisation d’une session sur la fiscalité agricole et d’un atelier pour une administration publique plus favorable aux affaires et le lancement du comité régional de concertation de la Kara.
Le ministre a annoncé que pour les semaines à venir, il est envisagé l’organisation le 10 avril prochain, d’une journée d’échanges entre l’administration publique, le secteur privé et des syndicats, afin de renforcer la collaboration entre acteurs publics et privés et identifier des pistes d’amélioration de la qualité du service public. Une émission radio intitulée « Entreprendre et réussir » sera lancée dans les prochains jours à l’intention des Micros, petites et moyennes entreprises du Togo (MPME).
Trois conclusions aux termes des échanges
Le ministre Barcola a partagé les conclusions tirées de cette première réunion.
Il s’agit de se retrouver plus tôt pour faire un dialogue fiscal, secteur public-secteur privé avant le processus budgétaire. «Le gouvernement est disposé à entamer ce dialogue de sorte que lorsque le budget de l’investissement sera voté, qu’il y ait moins de problèmes, parce que le dialogue, c’est aussi d’informer sur des décisions qui seront portées au niveau du gouvernement et au niveau de l’Assemblée nationale», a dit le ministre.
Le gouvernement, a poursuivi M. Barcola, compte sur le secteur privé, parce que le régime parlementaire a plus d’exigences pour le rôle de l’action gouvernementale, et celui-ci ne peut conduire cette action qu’en bonne synergie avec le secteur privé. «Le secteur privé est porteur de croissance, et cette croissance n’est possible que si le gouvernement prend des décisions qui encouragent le secteur privé. Il est obligé d’avoir une collaboration plus accentuée pour promouvoir cette croissance inclusive», a-t-il souligné.
Le ministre et l’économie et des Finances a dit que l’administration publique doit être écouter le secteur privé, elle doit se reformer pour mieux être à l’écoute du privé, pour accompagner effectivement le développement économique.
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