
Lomé, 17 oct. (ATOP) – La 20è session des membres du Groupe de travail africain sur la Réduction des risques de catastrophes (GTA-RRC) se tient du 17 au 19 octobre à Lomé. Elle est consacrée au partage de meilleures pratiques en matière de réduction des risques de catastrophes et à la définition des actions communes pour l’atteinte des Objectifs du développement durable.
Cette session est placée sous le thème : « de l’engagement à l’action – la voie pour accélérer la mise en œuvre du programme d’action pour la mise en œuvre du Cadre de Sendai en Afrique ». Elle est à l’actif de l’Union africaine en collaboration avec le Togo et regroupe les membres du GTA-RRC, des experts et des représentants des partenaires. Son objectif est de renforcer les capacités des institutions d’alerte précoce.
Les participants vont examiner les progrès réalisés, discuter des défis et des enseignements tirés de la mise en œuvre des recommandations de la 19è session. Spécifiquement, ils vont faire un état des lieux de la mise en place des cadres pour les systèmes d’alerte précoce multi- aléas et d’action rapide. Les délégués vont définir des actions de suivi des résultats de la Conférence des parties (COP) 27. Ils plancheront sur l’Initiative de l’équipe européenne sur l’Adaptation au changement climatique et la RRC, le plan d’action « Alerte précoce pour tous et le Fonds sur les pertes et les dommages.
Les membres du Groupe et les parties prenantes seront informés des conclusions du 2è rapport biennal du programme d’action pour la mise en œuvre du Cadre de Sendai en matière de RCC 2015-2030. Ils discuteront et s’accorderont sur la contribution du Groupe à la préparation de l’Afrique à la COP 28. Les travaux seront aussi consacrés au partage de bonnes pratiques dans le domaine de la gestion des risques climatiques et de catastrophes pour la résilience.
Les délégués vont aussi formuler des recommandations en vue d’une mise en œuvre harmonieuse des priorités, décisions et engagements énoncés dans la Déclaration de Nairobi. Cette déclaration appelle notamment à la mise en place d’une large taxation mondiale du carbone, parmi les sources de financement nécessaires à la transition.
Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Calixte Madjoulba a relevé que la planète est aujourd’hui confrontée à la récurrence des catastrophes, du fait des facteurs naturels, humains et des défis sécuritaires. « Le développement de nos pays ne saurait s’assurer durablement sans que nous puissions freiner l’expansion des différents facteurs de risques auxquels s’ajoutent les effets des changements climatiques. Voilà pourquoi, il importe que les gouvernements posent désormais des actes forts pour prévenir tout ce qui peut servir à accroitre les risques de catastrophes », a ajouté M. Madjoulba.
Les fruits du GTA-RRC
Le chef bureau régional des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes pour l’Afrique, Amjad Abbashar a évoqué quelques réalisations. Il a cité la mise en place et l’opérationnalisation des structures de gestion des risques aux plans continental, régional et national. Le chef bureau a également évoqué la création des centres de système d’alerte précoce dans chaque pays, l’existence des points focaux ou des institutions en charge de la gestion des catastrophes.
L’adoption d’une politique nationale de protection civile au Togo ; l’élaboration de la cartographie des zones à risques, et la mise en place des plateformes nationale et locales de réduction des risques de catastrophes et d’un système d’alerte précoce multirisque (SAP) sont les fruits des recommandations du GTA-RRC.
Le directeur de l’Environnement durable et de l’Economie bleue de la Commission de l’Union africaine, Harsen Nyambe Nyambe a indiqué que l’Afrique qui se réchauffe plus que le reste du monde, est en arrière sur les questions de résilience. Il a souligné la nécessité de trouver des solutions innovantes pour résoudre ce problème. Le directeur a exprimé sa gratitude à tous les partenaires pour leurs appuis multiformes.
Le GTA-RRC, un mécanisme de coordination continental pour la réduction des risques de catastrophes, est reconstitué en 2011. Il fournit un soutien technique et de coordination aux Etats membres aux communautés régionales, à la Commission de l’UA et à d’autres partenaires. Cet organe soutient la position commune de l’Afrique à la plate-forme mondiale pour la RRC.
ATOP /BV/ CA






