
Lomé, 11 mars (ATOP) – Des experts et chercheurs des pays membres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) ont présenté, le mercredi 11 mars, 3e jour des 7ème journées scientifiques de l’institution, les résultats de leurs recherches consacrées à l’impact du changement climatiques sur le développement de l’Afrique.
Ces résultats s’inscrivent dans les programmes thématiques de recherche (PTR) du CAMES. Ils ont pour objectif de renforcer la production scientifique dans les universités africaines et de fournir des données utiles pour orienter les politiques publiques. Plusieurs études ont été présentées. Elles portent entres autres sur le changement climatique et les eaux de surface dans le bassin versant de Kolefo au Niger, les effets de la variabilité climatique sur l’infiltration et la recharge des nappes dans le sud-est côtier de la Côte d’Ivoire ainsi que sur la précarité hydrique dans le canton de Bogou au nord du Togo. D’autres travaux ont également abordé les difficultés rencontrées par les mécanismes internationaux de financement du climat en Afrique notamment le Fonds vert pour le climat.
Les recherches reposent sur des données scientifiques visant à mieux comprendre l’évolution du climat et ses conséquences sur la société africaine. Les experts souhaitent également mettre ces résultats à la disposition des décideurs afin de contribuer à l’élaboration de politiques de développement et à une gestion durable des ressources naturelles.
Selon le chercheur Thierry Mondésir, chef du réseau thématique de recherche « Changement climatique et santé », les perturbations climatiques observées ces dernières années ont déjà des effets visibles sur plusieurs secteurs essentiels notamment l’agriculture, la gestion de l’eau et la sécurité alimentaire. Il a expliqué que l’irrégularité des pluies, les périodes de sécheresse plus longues et la dégradation progressive des écosystèmes fragilisent les économies locales et les moyens de subsistance des populations. Il estime que la valorisation de ces travaux pourrait contribuer à renforcer la sécurité alimentaire, soutenir les économies rurales et améliorer la capacité d’adaptation des pays africains face au changement climatique.
La coordonnatrice du PTR « Changement climatique » du CAMES, Mme Manounata Belém-Ouedraogo a souligné que la recherche scientifique représente un outil essentiel pour renforcer la résilience des économies africaines et accompagner un développement durable du continent.
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