
Dapaong, 8 sept. (ATOP) – Les critères de sélection de 36 nouvelles coopératives/ groupements de femmes devant bénéficier d’un projet ont été validés, le vendredi 6 septembre à Dapaong, au cours d’un atelier. Le projet est intitulé le ‶renforcement des capacités des femmes en matière d’autonomisation économique, de cohésion sociale, de genre et en leadership en vue d’accroître leur participation à la consolidation de la paix″.
Organisé par le Réseau des femmes et développement des Savanes (REFED/S), l’un des partenaires de mise en œuvre du projet, cette activité a reçu l’appui financier de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Elle se situe dans le cadre du « Programme d’appui à la prévention des conflits et de l’extrémisme violent dans les zones frontalières Togo – Bénin – Burkina Faso (PEV – BBT) phase 2 et financé par le Fonds des Nations Unies pour la paix (PBF). Ce programme est porté par l’OIM et PNUD.
La rencontre a mobilisé des représentant(e)s des mairies, des services déconcentrés de l’Etat, des organisations de la société civile (OSC), des coopératives féminines, de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), du Comité local de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CLPLEV), de l’équipe technique du REFED et de l’OIM.
L’objectif principal de l’atelier est de contribuer à l’élaboration des critères inclusifs pour la sélection de 36 nouvelles coopératives et groupements bénéficiaires du projet dans les 16 communes des 7 préfectures de la région des Savanes. Spécifiquement, il s’est agi de présenter aux participants les critères qu’utilise le REFED pour identifier les groupements/coopératives de femmes bénéficiaires de ses projets ; d’identifier les critères de sélection des nouveaux groupements et coopérative et de mettre en place un comité de suivi pour la sélection des bénéficiaires.
Plusieurs critères ont été adoptés de façon participative et consensuelle par les parties prenantes, notamment être un groupement vulnérable, à majorité féminin (60% au moins) ; avoir des textes organiques ; avoir exercé les activités pendant au moins 2ans ; être dans la zone du projet, disposer des outils de gestion bien tenus. Il faut aussi avoir son immatriculation ; ne pas être bénéficiaire d’un appui d’autres projets d’autres partenaires. Outre ces critères, une grille de notation sera conçue et l’entretien sera l’option finale dans la sélection des bénéficiaires.
Les 36 futurs coopératives/groupements vont s’ajouter aux douze autres déjà sélectionnés au niveau de la phase 1 du PEV-BBT pour porter le nombre à 48. Les 48 coopératives bénéficieront du renforcement de capacités sur l’extrémisme violent, le leadership, le vivre ensemble, le genre, la prise de parole en public. Les membres de ces coopératives suivront également des formations sur la gestion des associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) et sur les Activités génératrices de revenus (AGR).
La 1ere adjointe au maire de Tône 1, Jalombi Sayabè a souligné qu’il est indéniable que les défis rencontrés, en particulier ceux liés à l’extrémisme violent et à la situation économique précaire de nombreuses femmes, exigent une réponse collective.
La coordinatrice du REFED/S, Mme Kabissa- Lamboni Confort a relevé que l’extrême pauvreté continue de rendre les femmes et les jeunes très vulnérables au recrutement des organisations d’extrémisme violent.
L’assistant projets à l’OIM, Kountagou Yobé a indiqué que la résilience socioéconomique des femmes et des jeunes demeure une priorité puis salué le travail qu’abat REFED dans la promotion et l’autonomisation de la gent féminine.
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