
Lomé, 13 nov. (ATOP) – La compagnie La Fabrik-Laboratoire de recherche artistique, une association culturelle togolaise, a lancé la 3è édition du festival “La Fabrique des fictionsʺ, rencontres d’écritures et de créations artistiques, le mardi 12 novembre à Lomé. Cette édition se déroulera du 15 au 22 novembre à Lomé.
La Fabrique de fictions allie théâtre et patrimoine urbain avec pour ambition de remettre les espaces communs des zones périurbaines au centre de la fiction pour accoucher des imaginaires qui reflètent les réalités des sociétés. L’objectif principal est de décentraliser cette activité culturelle, de la sortir des lieux de spectacle habituels, pour la rendre plus accessible en l’implantant dans la banlieue allant ainsi à la rencontre des publics éloignés.
Le lancement du festival a été marqué par la dédicace d’un livre de théâtre de 225 pages, des éditions Awoudy, une collection de quatre pièces qui sont inscrites au programme de cette édition. Ces textes sont : « La maison de mon père » de François Archambault (Québec) ; « Bercail, que ta volonté soit faite ! » de Jérôme Tossavi (Bénin) ; « Je me souviens très bien ou Le temps d’un souvenir » de Laura Sheïlla Inangoma (Burundi) et « Piment doux » de Charlotte Lagrange (France). Dans ces textes, les auteurs abordent plusieurs thématiques, telles que l’héritage, la tradition et l’émigration avec une grande expression du réalisme.
La pièce « La maison de mon père » parle d’une maison en ruine, d’une nouvelle à reconstruire, de la trace d’un passé à préserver. Elle explore les thèmes de l’héritage et de l’exil. « Bercail, que ta volonté soit faite ! » est un monologue peuplé qui raconte une partie de l’histoire du quartier, ʺla belle révoltée”.
Le texte « Je me souviens très bien ou le temps d’un souvenir » est une tragi-comédie engagé avec humour, qui flirte subtilement avec la question de la charge mentale et explore le comment être bien avec soi chez soi.
Dans la pièce « Piment doux », Akossiwa a perdu la tête. Lorsque Sylvia la retrouve dans sa cour à Lomé, Akossiwa se croit à Bassar dans son adolescence, auprès de son meilleur ami, et en prise avec un père qui veut la marier à un vieil homme. Akossiwa fait revivre ce passé en dialoguant avec le fantôme de son meilleur ami, elle retraverse les étapes qui les ont amenés tous deux à ce jour mystérieux.
En plus des quatre créations, La Fabrique de fictions s’offre une programmation off avec deux nouvelles propositions : “L’empreinte du vertigeʺ, un récit de l’intime mêlant poésie et rock’n’roll, écrit et joué par Angèle Baux Godard (Prix Maeterlinck de la Critique 2019, catégorie meilleure auteure) et ʺLes petites fabriques de Gustave”, une carte blanche à Gustave Akakpo pour une aventure inédite en deux épisodes.
La co-directrice artistique de La Fabrique de fictions, a indiqué que ce festival se déploie selon un principe particulier. « Des auteurs sont conviés dans la capitale togolaise pour parcourir et découvrir la ville de Lomé. Ils sont ensuite invités à investir et choisir un lieu, puis entreprendre l’écriture d’un texte de théâtre dont l’intrigue se situe dans ce lieu déterminé. Dans un second temps, les textes sont créés et présentés au public dans les endroits qui ont inspiré leur écriture », a-t-elle précisé.
Pour cette édition, plus d’une quarantaine d’artistes venus de la Belgique, du Bénin, du Burkina-Faso, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la France, du Mali, du Niger, du Québec et du Togo seront au rendez-vous.
ATOP/TGB/BA






