
Lomé, 26 nov. (ATOP) – Les députés de la 1ère législature de la 5ème République togolaise sont en formation les 26 et 27 novembre à Lomé sur les fondamentaux de l’égalité de genre et la budgétisation sensible au genre dans le cadre du projet : « Des législatures inclusives pour des politiques sensibles au genre (LIPSG) ».
Cette formation est organisée en collaboration avec ‘‘African centre for parlementary affairs’’ en français le Centre des Affaires Parlementaires en Afrique (ACEPA). Il a bénéficié de l’appui technique, opérationnel et financier du gouvernement canadien.

L’objectif est de doter la législature d’une compréhension approfondie des réalités sociales et une capacité à intégrer les besoins de tous sans distinction du genre dans la planification budgétaire. La tenue de cette formation permettra aux députés et à tous les acteurs impliqués d’approfondir leur compréhension sur les concepts et mieux les intégrer dans l’examen et l’étude des projets et propositions de loi. Il s’agit de sensibiliser les députés aux concepts clés de l’égalité de genre, leur fournir des définitions et une compréhension claire des notions de genre ; et de renforcer les compétences en Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+), faire découvrir aux parlementaires l’importance de l’intersectionnalité pour une analyse plus complète des impacts différenciés de la législation.
Les députés seront outillés pour la collecte de données genrées ; renforcés en capacités sur la budgétisation sensible au genre, ce qui leur permettra de faire l’analyse genre du budget de l’Etat. Le projet LIPSG vise à promouvoir une législation plus inclusive et équitable, contribuant au développement d’une société togolaise plus juste.
Les députés vont suivre quatre modules, notamment les fondamentaux de l’égalité des genres, l’analyse intersectionnelle du genre, la budgétisation sensible aux genres (BSG) et les techniques de collecte de données genrées pour le travail parlementaire.
Le président de l’Assemblée nationale, Sévon-Tépé Kodjo Adédzé a indiqué que ce projet accompagne son institution dans son engagement à intégrer une approche sensible au genre dans son fonctionnement. Il a ajouté que ce soutien se traduit par le renforcement des capacités à voter les lois y compris celles budgétaires et à contrôler à l’action gouvernementale dans une optique inclusive. Le président a souligné que la promotion de l’égalité de genre est au cœur des ambitions de la Ve République. Cette République vise à construire une Assemblée nationale plus inclusive et participative, reflétant les aspirations d’une société où l’égalité entre les sexes est pleinement réalisée. « La présente formation se concentrera sur les notions clés de l’égalité de genre et les méthodologies d’élaboration d’un budget sensible au genre, » a conclu le président Adédzé.
La députée Raymonde Kayi Lawson a relevé que cette formation vient à point nommé parce que le parlement est en plein session budgétaire. Elle a rappelé que les femmes représentent 20% à l’Assemblée nationale et la femme joue un rôle central dans la politique d’où il est nécessaire de sensibiliser les députés.
En marge de cette formation, le président Adédzé a inauguré un kiosque à café qui expose et sert des produits locaux. « Vous savez qu’il y a une dynamique dans ce pays, portée par le chef de l’État. Une dynamique qui voudrait que la sueur de nos braves producteurs puisse leur profiter. Consommer ce que nous produisons. Bien entendu, après l’avoir transformé sur notre territoire togolais. Depuis déjà 4 ou 5 ans, vous savez tous, le mode de consommer local qui voudrait tout simplement qu’on fasse la promotion de nos produits locaux. Le café que je viens de déguster est produit par l’un des paysans de chez nous ici, vers peut-être les Plateaux, il a un goût formidable. Nous voulons encourager le génie togolais. Et nous en avons. Voilà donc la raison qui justifie notre présence ici et le café que nous venons de déguster. Encourageons nos producteurs locaux. Cessons d’exporter l’emploi au Togo », a fait entendre le président Adédzé.
Le président de l’Assemblée nationale a souligné que lorsqu’on met toute la chaîne en place, la production, la transformation, la consommation, l’exportation, s’il nous faut de ce qui est transformé localement en ce qui concerne une chaîne complexe, « nous créons plus de richesses et d’emplois pour nos jeunes qui n’attendent que cela. Et les députés que nous sommes, vous le voyez, ils encouragent la consommation locale ».
ATOP/SED/KYA






