
Lomé, 28 nov. (ATOP) – Une causerie-débat sur le thème: « Comment promouvoir les femmes et filles handicapées dans l’arène politique » a réuni le mercredi 27 novembre à Lomé des femmes et filles ayant un handicap.
La rencontre est à l’actif du Forum international des femmes handicapées émergences en politique (FIFHEP) dans le cadre de ses activités bimensuelles dénommées « Tea time handicap » en partenariat avec le programme CLE (Compétence, Leadership, Education). Elle a été suivie en direct dans quelques pays membres du Forum notamment le Bénin, le Burkina Faso et le Mali. L’objectif est de développer le leadership féminin et d’encourager la participation citoyenne et politique des femmes handicapées.
La séance a été dirigée par M. Agbovi Vincent, enseignant chercheur à l’Université de Lomé. Ce dernier est parti des questions comme « est-ce que vous êtes réellement exclues de la sphère politique ? ; quels postes occupez-vous dans les partis politiques ? pourquoi promouvoir les femmes et filles handicapées dans l’arène politique ? » pour recueillir les avis des participantes. A travers ces questions, M. Agbovi a amené les femmes et filles handicapées à faire ressortir quelques freins à leur implication à la gestion de la vie politique et publique.
L’animateur a proposé, à son auditoire, des pistes de solutions pour leur promotion et a conseillé aux femmes et filles handicapées d’éviter de s’auto-discriminer, d’avoir une motivation, de militer dans les petits groupements de quartier, village, canton et dans les associations des communes et préfectures. M. Agbovi leur a demandé également de s’informer et de se faire former, de chercher à briguer les postes de décision et à participer aux élections en s’inscrivant sur les listes électorales et éligibles. Il a exhorté ses interlocutrices à mener des actions pour se rendre visibles, à adhérer aux partis politiques et à contribuer à la gestion de la chose publique et les a encouragées à défendre les droits des personnes handicapées opprimés par les autres couches.
La coordinatrice du FIFHEP, section Togo, Mme Chantal Kouevi a justifié la tenue de cette séance par le constat selon lequel les femmes handicapées sont sous-représentées dans les processus démocratiques et plus généralement ceux décisionnels. Citant une chanteuse nigériane qui disait : « dans un monde où règne l’égalité, une jeune fille ne devrait pas avoir à renoncer à ses rêves simplement parce que le monde lui a dit non », elle a encouragé ses consœurs, à ne jamais renoncer à leur ambition.
Le FIFHEP, un réseau créé en 2023, aide les femmes handicapées à se familiariser avec les politiques publiques et à accroître leur capacité à participer aux processus électoraux et de gestion de leurs communautés. Il s’est assigné pour objectif de servir de cadre de formation, de sensibilisation, et de réflexion en vue de mener des actions de plaidoyer auprès des autorités.
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