
Lomé, 30 nov. (ATOP) – Un atelier de renforcement des capacités des représentants des institutions confessionnelles et des organisations de la société civile sur le fonctionnement des institutions de la République pour une meilleure participation citoyenne s’est tenu le vendredi 29 novembre à Lomé.
L’atelier est organisé par le Conseil épiscopal justice et paix (CEJP Togo) avec le soutien de Caritas Africa. Il a regroupé une cinquantaine de leaders religieux et communautaires, des membres des institutions de la République, des universitaires, des journalistes, des représentants des organisation de la société civile, des magistrats et des membres du Secrétariat permanent du CEJP Togo.
Cette rencontre vise à renforcer les connaissances des participants sur le fonctionnement de la Cour des comptes du Togo. Il a été aussi question de former les acteurs aux techniques et étapes du plaidoyer afin de les préparer à promouvoir des changements dans les communautés.
Les participants ont suivi une présentation sur la dette publique et les Droits de tirage spéciaux (DTS) et deux communications relatives aux notions de plaidoyer ainsi que le rôle, le fonctionnement et l’organisation de la Cour des Comptes.
Dans sa présentation sur la dette publique et les DTS, Prof. Ega Agbodji, enseignant à l’Université de Lomé, a relevé la nécessité que constitue l’endettement précisant qu’il contribue au financement des investissements publics. Il a expliqué que pour réduire les risques liés à l’endettement, les pays de l’UEMOA ont mis en place des stratégies de contrôle dont l’une stipule que le niveau d’endettement ne doit pas dépasser 70% du PIB. Prof. Agbodji a fait savoir que « la dette constitue un poids pour l’économie nationale du pays » et nécessité donc une mobilisation des ressources. Il a relevé la nécessité d’impliquer la population dans le processus d’endettement en leur expliquant à quoi serviraient les dettes contractées et en faisant un usage rationnel de ce fonds. Prof. Agbodji a signifié que les DTS sont une solution consistant à réguler l’endettement en proposant des facilités autres que celles mises en place par les institutions financières.
Sur la Cour des Comptes, le magistrat Dr Assiba Amoussou-Guenou, a fait savoir que cette cour a pour attributions, entre autres, de promouvoir la bonne gouvernance, l’intégrité et la transparence dans la gestion des finances publiques. La cour des comptes, dit-il, intervient notamment dans le jugement des fautes de gestion ; de contrôle des comptes de l’Etat, des entreprises publiques, des organisations à caractère public ou semi-public quelle que soit leur nature juridique ou dénomination. La cour certifie les comptes des administrations publiques, évalue les politiques publiques notamment les aspects budgétaires et financiers. Dr Amoussou-Guenou a souligné que la cour comporte 4 chambres intervenant chacune dans un domaine précis.
Le coordinateur national du CEJP Togo, l’Abbé Dieudonne Bantaguete a indiqué que le renforcement de la participation citoyenne est crucial pour la construction d’une société juste et équitable. « Cette formation entend donner aux acteurs confessionnels et communautaires, des outils nécessaires pour être des catalyseurs de changement dans leurs communautés », a-t-il souligné. L’abbé Bantaguete a exhorté les participants à partager les connaissances et à tout mettre en œuvre pour l’élaboration d’un plaidoyer de qualité.
ATOP/BA/AJA






