
Lomé, 12 déc. (ATOP) – Des leaders religieux, traditionnels et communautaires réunis en atelier de deux jours, ont pris des engagements pour une société sans violence, le jeudi 12 décembre à Lomé.
Cet événement, porté par la Conférence des églises de toute l’Afrique (CETA) et l’Union chrétienne de jeunes gens (UCJG/YMCA), marque le début d’une mobilisation communautaire en matière de Violences basées sur le genre (VBG) au Togo. Sous le thème “Renforcer la résilience face à la montée des VBG au Togo”, cet atelier vise à former et sensibiliser les acteurs religieux et les organisations de la société civile sur les stratégies de prévention et de réponse aux VBG.
L’experte, Me Noussoessi Michèle Aguey a entretenu les participants sur des thématiques comme « Problématique de la violence basée sur le genre, formes, causes et impacts sur la famille » ; « Quelques modèles de réussites en matière de lutte contre les VBG ». Les différents leaders religieux ont animé également un panel sur « Quelles ressources à tirer de la Bible, du Coran et de nos cultures pour lutter contre la VBG ». Le témoignage d’une victime a rappelé l’impact des VBG, non seulement sur les individus, mais aussi sur les familles et les communautés.
« L’intérêt de cet atelier est d’amener les acteurs à comprendre ce phénomène et à prendre des initiatives pour sensibiliser et prendre des engagements afin d’aider à lutter contre les violences dans nos communautés », a expliqué le secrétaire général de l’UCJG, Gérard Kokou Atohoun.
Ces différentes activités entendent amener les participants à mieux appréhender le phénomène. « Si dans la bible, le coran et nos coutumes, il est interdit de faire la violence contre les femmes et les hommes, pourquoi alors devons-nous s’adonner à ces violences », s’est interrogé M. Atohoun. Après les phases de sensibilisation, dit-il, il faut aller vers la phase de l’opérationnalisation, « il faut s’engager, travailler pour vraiment lutter contre ces violences ».
“Le temps de la complaisance est révolu”, a affirmé Rév. Angèle Wilson-Dogbé, directrice régionale de la CETA, à l’ouverture des travaux soulignant l’urgence d’une action collective. Elle a fait remarquer que les VBG continuent d’être un obstacle majeur au développement durable, à l’équité sociale et à la justice. « Elles détruisent des vies, sapent la cohésion sociale et retardent les progrès vers l’égalité des sexes », a-t-elle déploré. “Ensemble, nous pouvons créer un monde où chacun vit dans le respect et la sécurité”, a déclaré Rév. Wilson-Dogbé.
Au-delà des discussions, l’atelier s’est conclu par l’élaboration d’une feuille de route. Les leaders religieux, représentants de confessions diverses, se sont engagés à intensifier les campagnes de sensibilisation et à renforcer les réseaux de soutien aux victimes. “Il est temps d’agir maintenant”, a martelé Rév. Wilson-Dogbé, rappelant que les VBG freinent le développement durable et menacent la cohésion sociale.
A l’issue de cet atelier, « nous attendons que les violences commencent par diminuer un tant soit peu dans nos maisons, églises pour que cela impacte tout le pays », a conclu M. Atohoun.
La CETA est une organisation œcuménique avec plus de 200 millions de chrétiens dans 43 pays à travers le continent.
ATOP/AJA/BA






