
Lomé, 15 jan. (ATOP) – Une causerie-débat est organisé le mercredi 15 janvier à l’Institut Goethe à Lomé dans le cadre des activités préliminaires du projet «Festival international des femmes metteures en scène du théâtre» (FIFMEST) prévues en juillet prochain.
Le FIFMEST ambitionne de mettre en lumière les talents féminins et de renforcer la reconnaissance des métiers du spectacle vivant en tant que professions à part entière. Son objectif principal est de promouvoir l’égalité de genre dans les arts de la scène, avec un accent particulier sur les femmes, metteures en scène et dramaturges.
Ce projet a une importance particulière en Afrique, où les traditions patriarcales continuent de restreindre l’accès des femmes à certains domaines professionnels. En s’inspirant d’initiatives internationales similaires, le FIFMEST vise à adapter ces approches aux réalités africaines, offrant ainsi un cadre unique pour aborder les disparités de genre dans le secteur théâtral. Il s’agit également de former annuellement des femmes à la mise en scène et à l’écriture dramaturgique, organiser un festival annuel mettant en lumière des œuvres produites et dirigées par des femmes et de développer un réseau artistique international pour faciliter la collaboration et la visibilité des femmes dans l’industrie théâtrale.
L’objectif de la table-ronde est de sensibiliser le public et les parties prenantes sur les enjeux de genre dans les arts du spectacle et de lancer officiellement l’appel à candidature pour le «FIFMEST Academy», une initiative visant à former et accompagner les femmes dans leur professionnalisation en mise scène et écriture dramaturgique. Il est question aussi d’associer le théâtre et la chose audiovisuelle
La rencontre a été essentiellement meublée par un panel. Les panélistes sont notamment, la comédienne et metteure en scène, Hanifatou Dobila; l’auteure dramaturge et réalisatrice de film, Jeannine Bessoga; la technicienne en art du spectacle et directrice de Fiôhomé, Adjaratou Yerima et l’acteur comédien, Oureya-molla Ismael. Ils ont parlé des thèmes tels que : «Pourquoi les femmes s’intéressent peu à la mise en scène ? Défis et opportunités»; «perception de la femme dans les arts du spectacle: entre beauté physique et intellectuelle»; «les métiers techniques du théâtre : un domaine en quête de professionnalisation féminine» et «collaboration entre acteurs et metteures en scène : un enrichissement mutuel».
Le manager du projet FIFMEST, Maxime Abassa a indiqué que dans le domaine de l’industrie culturelle créative en termes de production théâtrale, l’on observe presque une absence de femmes. Pour cela, dit-il, il est prévu six mois de formation qui vont précéder le festival qui aura lieu dans le mois de juillet, avec l’apothéose le 31 juillet de chaque année. Il a poursuivi que l’objectif de cette formation est d’amener des jeunes femmes à s’intéresser à la chose théâtrale, à l’écriture dramaturgique et à la mise en scène. « Il va y avoir dans un premier temps un appel à candidature, pour les inviter à candidater avec des thématiques. Et sur la base de ces thématiques-là, il y a une équipe de formateurs qui est mise à disposition pour sélectionner les thématiques les plus intéressantes, afin de les accompagner sur quatre mois. Et après les quatre mois, il va y avoir deux mois d’ateliers pratiques de la mise en scène en bonne et due forme avec le support, où il faut éditer les œuvres théâtrales », a expliqué M. Abassa.
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