
Tchamba, 24 jan. (ATOP) – Les membres d’une douzaine de Groupements villageois d’épargne et de crédit (GVEC) du canton de Tchamba ont renforcé leurs compétences en gestion financière de leur structure les 23 et 24 janvier dans la localité.
La formation est initiée par l’ONG Office de développement des œuvres sociales (ODOS), avec l’appui de l’ONG Suédoise « PMU Interlife ». Le but est d’aider ces groupements à assainir leur politique de gestion afin que les membres puissent jouir rationnellement des fruits de leurs activités et s’auto épanouir. Il est question de les amener à améliorer la méthodologie de leur tontine communément appelée « Trois clés » de sorte que chaque membre puisse épargner en toute confiance et exercer une activité génératrice de revenus.
Les participants, en majorité des femmes, ont suivi des communications, entre autres, sur la notion de GVEC, le leadership féminin et les règles de gestion administrative et financière. Des simulations de réunions de cotisation, de crédit et de remboursement de crédit ont été faites pour une meilleure assimilation de ces modules. Après la formation, chaque GVEC a bénéficié d’un financement afin de s’équiper en matériel nécessaire pour exercer ses activités.
Le responsable administratif et financier de l’ONG ODOS, Kasségné Kokou a exhorté les participants à mettre en pratique les connaissances acquises pour améliorer la gestion de leurs groupements. « Notre objectif c’est que les GVEC soient pérennes et que les femmes qui prennent part soient autonomes financièrement », a-t-il indiqué. M. Kasségné a demandé aux bénéficiaires de partager les acquis de cette formation avec les GVEC des autres localités de la préfecture afin de créer une véritable synergie d’action pour évoluer ensemble.
La présidente de l’Association des femmes pour le développement du milieu (AFDM), Odéi Meri a exprimé sa gratitude à ODOS pour ses actions en faveur du bien-être de la gent féminine de la localité. Elle a indiqué que cette formation va résoudre beaucoup de problèmes que rencontrent les GVEC notamment, l’irrégularité des cotisations, le non remboursement des prêts et la mauvaise gestion des fonds de caisse et de solidarité entrainant des discordes.
Pour Mme Kérim Rahamatou, secrétaire du GVEC « Moita-Kina », cette formation est une aubaine pour son groupement qui manquait de stratégies pour améliorer sa gestion financière. « Avant, on se partageait les fonds de solidarité à la fin de chaque année, mais avec cette formation, nous avons compris que ces fonds doivent plutôt permettre de voler au secours des membres qui sont dans des situations graves ou urgentes, et surtout de poser des actes concrets dans nos communautés tels que la construction de bâtiments scolaires, ou de puits », a-t-elle confié.
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