
Lomé, 27 jan. (ATOP) – La place publique d’Agabalepedogan – Cacaveli, a vibré au rythme des tam-tams de la danse traditionnelle de réjouissance « Naw-Bina » des natifs du canton de Niamtougou à Lomé, le samedi 25 janvier.
Organisée par l’Association des ressortissants du canton de Niamtougou à Lomé (ASSORCANIL), cette manifestation culturelle se tient chaque dernier samedi du mois de janvier. Elle est un canal d’intégration et d’expression d’identité de la communauté Nawda de la préfecture de Doufelgou dans la capitale togolaise.
Ce rendez-vous culturel annuel, est une occasion pour consolider l’unité, la paix et la cohésion sociale entre les filles et fils du canton de Niamtougou. Il s’agit de valoriser et faire découvrir la culture du peuple Nawda, une richesse du patrimoine culturel du Togo.

Durant plusieurs heures, les danseurs, dans des accoutrements traditionnels, au son des instruments musicaux traditionnels, tels que le tam-tam appelé « Kamgou » en langue locale, castagnettes et flûtes, ont démontré les richesses culturelles de leur terroir. Certains, vêtus d’accoutrements de circonstance et munis de sabres, d’arcs, de gourdins, de feuilles d’arbres, d’éventails, torses nus et couverts de poudre et d’huile ont, à travers des slogans, vanté la joie, l’union et la fraternité que prône cette plateforme culturelle.
Plusieurs rythmes diversifiés notamment, « Fokabina », « Dagabina », « Kadjaga » « Kpadjama » ; « Kamgou » ; « Koukpalou » et « Abara » ont été également exécutés dans une ambiance. Ces diverses séquences de danses s’exécutent à l’occasion du décès d’une vielle ou d’un vieillard à partir de 70 ans et plus. Quand il s’agit d’un vieux on parle de « Dagabina », mais s’il s’agit d’une vielle, on parle de « Fokabina ». Par contre, « Kadjaga » est une danse de réjouissance populaire.
Certains hommes, en « Koudougou », sous forme de mini-jupe confectionnée avec les cauris et perles nouées à la hanche et en « Bora » (objets scellés au pied qui font du bruit suivant le rythme croisé des tambours) ont mis en valeur leur talents. D’autres danseurs, des castagnettes en main et des cornes d’animaux sauvage ainsi que des plumes d’oiseaux rares, confectionnés sous forme de chapeau, pour ceux qui sont spirituellement forts, se sont fait distinguer.
Les femmes quant à elles, « Kpandjama » noués autour des pieds et éventail en main, ont esquissé les pas de danse. Les initiés appelés « Sindba », munis de gourde « Kidi », se distinguent par leurs corps peints en huile et se faisant arroser de l’eau, ont enthousiasmé également le public.
Le président de l’ASSORCANIL, N’ga Kassalowoe a indiqué que ce rendez-annuel est un cadre privilégié des retrouvailles pour garantir une paix durable au sein de la population. Il s’est réjoui de la qualité des prestations folkloriques et surtout, la mobilisation de la population.
Le chef coutumier des ressortissants dudit canton à Lomé, Jacques Koffi Takoya, des cadres de la localité et de la préfecture de Doufelgou à Lomé ont honoré de leur présence cette danse.
ATOP/TGB/BV/KYA






