
Anié, 18 fév. (ATOP) – Le Consortium de six ONGs ont organisé les 15 et 16 février à Anié des journées portes ouvertes sous le thème « Stratégies pour finir avec l’excision ». Il s’agit des ONG OREPSA ; KPAAL N’PAAG ; BANNU MANN ; ADDMIR ; ASD ; AJDRB engagées dans la lutte pour l’éradication du phénomène transfrontalier de l’excision au Togo, Bénin, Ghana et au Burkina-Faso.
Ces journées s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des projets d’éradication du phénomène transfrontalier de l’excision au Togo, Bénin, Ghana, Burkina-Faso. Elles ont été financée par l’ONG « INTACT », une ONG d’Action Internationale contre l’excision basée en Allemagne et du Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
L’objectif visé est de présenter aux partenaires, aux autorités et à la population les résultats et impact de cette lutte contre l’excision. Cet évènement a regroupé tous les acteurs impliqués venus du Ghana, Bénin, Burkina Faso, et des communautés issues des régions des Savanes, Kara, Centrale et des Plateaux au Togo.
Au cours de ces journées portes ouvertes, les filles excisées ont chacune reçu des kits d’installation. De même le groupement des femmes peulhs bénéficiaires du projet BMZ 6730 ont reçu des kits pour leurs activités génératrices de revenus. Des certificats de reconnaissance ont été délivrés à certains acteurs pour leur rôle en tant que grand artisan des projets pour la promotion et la défense des droits de la femme peuhle.
Des exciseuses de 453 villages reconverties ont remis leurs matériels de travail de l’excision au Consortium, signe d’abandon de ce travail dans l’Anié et ses environs. L’occasion a également permis aux filles peuhles pensionnaires du centre d’accueil d’Anié d’exposé les produits du travail appris dans ledit centre.
Le point focal du Consortium des ONGs de lutte pour l’éradication du phénomène transfrontalier de l’excision, Bomh Sougouli, a indiqué que la lutte contre l’excision au Togo a commencé depuis 2008. Il a fait savoir que le consortium a travaillé pendant 3 ans pour démanteler les exciseuses et les différentes communautés pour les amener à l’abandon de cette pratique. « Sur 453 villages, le consortium a réussi à libérer 446 de l’excision où il y a toute une dynamique locale de suivi de l’abandon de l’excision », a-t-il précisé.
Le directeur exécutif de l’Association ADDMIR, Kébé Alphousséyni, a lancé un appel aux bonnes volontés pour des aides sociales dans la poursuite de la lutte contre ce phénomène.
Le Consortium est représenté à Anié par l’Association pour un Développement Durable dans un Monde Intégrant le Milieu Rural (A.D.D.M.I.R). Cette association dispose d’un centre d’accueil dénommé « Christa Müller », un centre qui accueille des filles fuyant l’excision, les mariages précoces et forcés. Il a à sa charge 15 filles dont 2 élèves et 13 apprenties couturières en fin d’apprentissage actuellement. Ce centre bénéficie de l’appui de l’ONG « INTACT ».
ATOP/KV/FD/CA






