
Lomé, 28 fév. (ATOP) – Le livre intitulé « un voyage à travers la jeunesse », écrit par Sam Kodjovi Adambounou a été dédicacé le jeudi 27 février à Lomé.
Ce document de 150 pages est structuré en 8 thèmes centraux. Il s’agit de l’éducation des jeunes, l’école buissonnière et ses conséquences sur le cursus scolaire des jeunes, la responsabilité des parents, l’usage du bâton à l’école et ses inconvénients physiques et psychologiques, les études comme gage d’un avenir meilleur, la nécessité de proposer des modèles inspirants et impactant à la jeunesse, les vertus de l’abstinence sexuelle et les dangers des réseaux sociaux.
A travers ce livre, l’auteur propose un modèle de vie à suivre par la jeunesse. Pour y arriver il illustre le parcours de vie d’un jeune garçon nommé Misa. Il fait partie d’une fratrie d’une dizaine d’enfants. La vie de ce jeune garçon était une vie à dent de scies parsemée de difficultés et parfois de renversement de valeurs socioculturelles. Sous le toit de ses parents Dako, le père et Ablé, la mère, le jeune Misa était bien établi pour aller à l’école, bien faire ses études pour avoir une place au soleil. Mais face aux exigences de la scolarisation, Misa choisit le chemin des vices et tares : la paresse, le désintéressement, l’école buissonnière, le vol, la violence. Malgré la responsabilité et la détermination des parents, il finira par perdre le chemin de l’école à la faveur d’un événement fortuit: l’agression terroriste des années 80 au Togo. Grâce à un personnage messianique, Misa retrouvera la lumière, le droit chemin à travers cette fois-ci l’éducation chrétienne qui lui transmettra des valeurs telles que les vertus de l’abstinence sexuelle, la crainte de Dieu, le discernement et la retenue face aux excès du monde.
Selon le critique et analyste littéraire, Dr Jean-Paul Akakpo, ce livre de Sam Kodjovi Adambounou est un ouvrage éducatif, un livre de développement personnel. Au fond de la page de garde, décrit-il, on voit un jeune homme ou un homme tout simplement qui semble être perdu, solitaire et méditatif dans un lieu froid et glacial, ce qui fait pensée non à des difficultés mais aussi à l’esprit de résilience face aux adversités, à des vents et marrées. La page de garde en bleu du document, explique Dr Akakpo, désigne la confiance et la loyauté́ ou selon le contexte la sagesse et l’intelligence.
Concernant les vices et tares des jeunes, l’auteur dit que le bâton pourrait être utilisé non pas comme dans les années 1980 mais avec une certaine sérénité et non la méchanceté pour corriger cette situation. « L’usage du bâton dans l’éducation du jeune devrait être utilisé avec amour», a dit M. Adambounou.
La ministre du Développement à la Base, de l’Inclusion financière, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mme Mazamesso Assih a indiqué qu’un jeune doit viser un but à atteindre en adoptant l’abstinence sexuel. Ce but, explique-t-elle, n’est pas seulement religieux mais aussi traditionnel tel que Akpéma, un rituel de la jeune fille Kabyè. Par rapport à l’usage du bâton à l’école, Mme Assih a dit qu’il a été un sujet d’appréciations diverses.
La ministre en charge de la Culture, Mme Yawa Kouigan a fait savoir que lorsque le jeune est habitué avec le bâton, il n’a plus peur des actes qu’il pose. Pour elle, on peut utiliser d’autres alternatifs pour éduquer le jeune notamment des reproches qui peuvent l’amener à couler des larmes.
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