
Sokodé, 9 mars (ATOP) – Les femmes enseignantes ont appelé au respect des droits, de l’égalité et à l’autonomisation des femmes en matière de service public. Cet appel a été lancé lors de la célébration de la journée internationale des droits de la femme 2025, le vendredi 7 mars à Sokodé.
La journée, célébrée chaque 8 mars, a été organisée en collaboration avec la Direction régionale de l’Education (DRE) de la Centrale. Elle a été marquée par une caravane et un meeting à Sokodé.
Parties de la société des postes, les caravanières, habillées en pagnes à l’effigie du 8 mars, ont sillonné à pieds et à motos des artères de la ville, en chantant, dansant et brandissant des mouchoirs blancs. Sur la banderole, on pouvait lire le thème du ministère des Enseignements primaire et secondaire : « Service public : droits, égalité et autonomisation pour les femmes »
Au point de chute, au lycée moderne de Sokodé, un meeting a mobilisé de nombreux élèves de différents établissements. C’est en présence des autorités administratives, éducatives, traditionnelles et sécuritaires, au-devant desquelles, le secrétaire général de la préfecture de Tchaoudjo, Daro Ouro-Akondo.
Les participants ont suivi diverses prestations folkloriques exécutées par les élèves et enseignantes. Ils sont sensibilisés, à travers un sketch, sur les avantages du suivi et du soutien parental des élèves. L’assistance a été édifiée sur le rôle du service public au Togo dans la promotion des droits des femmes, de l’égalité et de leur autonomisation. Les possibilités offertes aux femmes et aux filles de diriger et d’innover ont été explorées.

Le thème choisis a été développé par Mme Tchao Zouréha, épouse Kondo, présidente des femmes enseignantes et présidente du comité d’organisation. Il met en lumière l’importance cruciale d’une administration publique qui est à l’écoute des besoins spécifiques des femmes, qui permet leur plein accès aux services ainsi qu’à la prise de décision et qui œuvre activement pour réduire les inégalités genre. La présidente a invité ses consœurs à continuer de lutter pour que les filles et les femmes aient accès à une éducation de qualité et que les écoles soient des espaces où l’équité, le respect et la solidarité se vivent pleinement. Mme Tchao leur demande également de s’assurer que les enseignantes bénéficient des mêmes opportunités de développement professionnel, de reconnaissance et d’autonomisation que leurs collègues masculins.
Pour le point focal genre de la DRE de la Centrale, Mme Kagnala Delphine, il est essentiel que les politiques publiques soient conçues de manière inclusive en tenant compte des voix et des perspectives des femmes.
Le directeur régional de l’Education de la Centrale, Adamah Kankoué a rassuré ses interlocutrices de la disponibilité des autorités à agir davantage en faveur des droits, de l’égalité et de l’autonomisation des femmes en matière de service public.
La journée du 8 mars permet aux femmes de se rappeler les progrès accomplis, mais aussi les défis qui restent à relever, pour garantir l’égalité des droits et des opportunités entre les femmes et les hommes.
ATOP/MEK/BV






