
Lomé, 25 mars (ATOP) – Le chef de l’Etat, chef des armées, Faure Gnassingbé a assisté, le mardi 25 mars à Lomé, à une conférence publique en hommage au Père de la nation, feu président Gal Gnassingbé Eyadéma. C’est à l’occasion de la commémoration de l’attaque du 25 mars 1993 au camp militaire du 1er Régiment interarmes togolais (RIT).
Ont également pris part à cette conférence, le Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, le président de l’Assemblée nationale, Kodjo Adédzé, les présidents des institutions de la République, les membres du gouvernement, des gouverneurs, des députés, des sénateurs, le chef d’Etat-major général des Forces armées togolaises (FAT), le Général de brigade Allahare Dimini, des chefs d’Etat-major ainsi que des directeurs généraux de la gendarmerie et de la police nationales. Etaient également présents, des représentants du corps diplomatique et des institutions internationales, des préfets, des maires, des enseignants-chercheurs, des chercheurs et diverses autres personnalités.
La conférence est essentiellement destinée aux militaires. Elle est marquée par des présentations sur deux thèmes notamment “Général Eyadéma : du soldat de rang à l’officier général” et “Général Gnassingbé Eyadéma, bâtisseur de l’armée togolaise” ainsi que par des témoignages des survivants de l’attaque du 25 mars. La première communication, développée par Dr Wiyao Evalo, a retracé le parcours endurant, exemplaire et élogieux du feu Général Gnassingbé Eyadéma « du soldat de rang au sous-officier » et du « Sous-officier au général ». Le deuxième thème a été exposé par le prof Essohanam Tanang. Il a expliqué à son auditoire comment d’une main de maître le Général Eyadéma a façonné l’armée togolaise en la faisant évoluer de l’étape embryonnaire à l’étape moderne et professionnelle jusqu’à en faire un outil de développement au service de la paix. L’intervenant a mis en lumière son rôle capital dans la construction et restructuration de l’armée togolaise ; la création des Ecoles militaires de formation des officiers et sous-officiers. Il n’a pas passé sous silence l’action ingénieuse du Général Eyadéma qui a sur assigner à l’armée d’autres tâches notamment la mission de protection civile et de sécurité sociale ainsi que celle de l’action humanitaire avec le débouchage des rigoles, entre autres.
Le ministre en charge de l’Administration territoriale, président du comité national d’organisation des hommages au Père de la nation, Hodabalo Awaté a inscrit cet hommage dans le cadre global de la célébration du 20ème anniversaire de la disparition du Général Gnassingbé Eyadéma. Le but, a-t-il dit, « est d’amener la jeune génération, à s’approprier de cette histoire et les événements qui en constituent les temps forts sans oublier les grands hommes qui étaient les principaux acteurs afin qu’ils s’inspirent des œuvres de ces héros ». « Dans cette perspective, la commission scientifique a été instruite de travailler pour répertorier les héros de l’indépendance en vue de les rendre des hommages républicains mérités à l’occasion de la célébration du 65è anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale prochaine », a-t-il fait savoir.
Le président du comité scientifique, Pr Kodjona Kadanga a, pour sa part, exhorté les uns et les autres à œuvrer pour que la commémoration de cette journée du 25 mars puisse contribuer véritablement à la réconciliation, à l’unité nationale et au vivre ensemble prônés par le chef de l’Etat Faure Gnassingbé. Il a souligné que le Général Eyadéma s’est attelé à stabiliser le pays par une politique de réconciliation et de développement à partir du 14 avril 1967 jusqu’au 5 février 2005 où il laissa une armée moderne et structurée.
Le Prof. Kadanga, a rappelé que “le 25 mars 1993 a eu lieu une attaque au camp RIT (actuel camp Général Gnassingbé Eyadéma), sur la personne du Général Gnassingbé Eyadéma. Comment s’est déroulée cette attaque ?
Les faits
“Dans la nuit du 24 au 25 mars 1993, à 3 heures du matin, un commando armé de lance-roquettes, attaque le camp RIT. Les armes ont été introduites au camp RIT, cette même nuit du 24 mars, aux environs de 02h 30 dans une voiture portant une fausse plaque d’immatriculation. A bord du véhicule se trouvaient plusieurs hommes en treillis.
D’après les déclarations de l’un des assaillants faits prisonniers, ils étaient en majorité des ghanéens, recrutés et entraînés au Ghana. Ils n’avaient reçu qu’une seule et unique consigne : éliminer physiquement le chef de l’Etat, Gnassingbé Eyadema. Trois roquettes ont été, effectivement, tirées à bout portant contre la villa du président, en visant particulièrement sa chambre à coucher. Au lendemain de l ‘attaque du camp RIT, prise de panique, la population de Lomé accélère sa fuite vers les pays voisins. « Pour l’homme de la rue, la guerre civile est imminente”, a raconté le Pr Kadanga citant un ouvrage de feu ministre Charles Agba.
Cérémonie de décoration
Peu avant cette conférence en hommage au Père de la nation, le président de la République a distingué 48 officiers supérieurs, officiers et sous-officiers de l’armée pour leur engagement et services rendus à la nation. Certains ont été faits Commandeurs de l’ordre du Mono ou Commandeurs de l’ordre national du Mérite ; d’autres, Officiers de l’ordre du Mono ou Officiers de l’ordre national du Mérite ; d’autres encore Chevaliers de l’ordre du Mono ou Chevaliers de l’ordre national du Mérite tandis que des militaires ont reçu des Médailles du mérite militaire.
Le Général de brigade, chef d’Etat major général des FAT a, également, remis des distinctions à 62 officiers et sous-officiers.
ATOP/DHK/MEK






