
Lomé, 7 avr. (ATOP) – Une soixantaine de professionnels des médias public et privé et des points focaux de Promotion de la santé (PS) du grand Lomé ont été informés des changements survenus dans le cadre du Programme élargi de vaccination (PEV) pour contribuer à une meilleure sensibilisation des populations. C’était au cours d’un atelier organisé le lundi 7 avril à Lomé, par la Direction régionale de la santé Lomé.
La rencontre a pour but de renseigner des Points focaux (PS) et des acteurs de médias sur les nouvelles introductions de vaccins afin de les amener à prendre des mesures appropriées pour sensibiliser les communautés et assurer leur adhésion à la vaccination.
Au cours de l’atelier, les journalistes et les points focaux de la santé ont pris connaissance des performances du PEV en 2024 ; des généralités sur le PEV ; des maladies cibles et des vaccins utilisés dans le PEV et le paludisme ainsi que du nouveau calendrier vaccinal. Ils ont été, également, briefés sur les stratégies de vaccination ; la gestion des rumeurs et surtout sur les futures interventions (introduction du vaccin contre le paludisme, la campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole en vue).
Les participants ont aussi suivi des présentations sur le grand rattrapage qui ambitionne atteindre et vacciner tous les enfants non ou sous-vaccinés jusqu’à l’âge de cinq ans au moins ; la performance du PEV de routine 2024 et la gestion de l’infodemie sur la vaccination dans le Grand Lomé.
Le PEV a pour objectif la vaccination des enfants de 0 à 11 mois contre la tuberculose, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, la rougeole, la fièvre jaune, l’hépatite B et l’hémophilus influenzae b et des femmes enceintes et en âge de procréer (12-45 ans) contre le tétanos afin de réduire l’incidence et la mortalité liées à ces maladies.
Pour le point focal PEV, Heekpo Mawunyo, le gouvernement sollicite périodiquement l’appui des partenaires pour l’introduction de nouveaux vaccins dans le PEV en vue d’augmenter le spectre de protection des enfants togolais contre les maladies évitables par la vaccination et contribuer plus efficacement à l’effort de réduction de la mortalité et de la morbidité des enfants dans le pays. Il a cité le cas du vaccin anti-amaril, des nouveaux vaccins contre l’hépatite virale B et l’haemophilus influenzae type B introduits respectivement en 2005 et 2008. « C’est dans la même perspective que le ministère chargé de la Santé a décidé d’intégrer dans le PEV de routine, le vaccin contre le pneumocoque et le vaccin contre le rotavirus au premier trimestre de 2014, le vaccin antipoliomyélitique inactivé et le vaccin anti rougeole-rubéole en 2018, le vaccin contre la méningite à méningoccoque A, le vaccin contre les virus de papillome humain en 2023 », a souligné M. Heekpo.
Ces différentes introductions, renchérit le spécialiste en Promotion protection et prévention de la santé, Gomez Anoumou Tito, chef adjoint communication à la division de l’immunisation, ont prolongé le calendrier vaccinal jusqu’à la 2ème année de vie de l’enfant avec aussi une nouvelle cible (jeune fille de 09 ans). « De nouveaux vaccins notamment le vaccin contre le paludisme, l’hépatite B à la naissance sont en voie d’être introduits. Ces introductions ont entrainé un changement du calendrier vaccinal ce qui a une conséquence, le non-achèvement de la série vaccinale, l’oubli des parents », a souligné M. Gomez. Pour changer cet état de chose, a-t-il dit, il est important que les parents soient continuellement informés du calendrier vaccinal et son respect, de l’importance de la vaccination et des maladies cibles du PEV. Selon le formateur Gomez, pour que les populations puissent être informées, il est important d’améliorer les connaissances des participants afin qu’ils puissent contribuer significativement à lutter contre ces maladies.
ATOP/DHK/BA/CA