
Lomé, 18 avr. (ATOP) – «Tout est fin prêt» a dit la ministre en charge de l’Artisanat, Rose Kayi Mivedore-Sambiani lors de sa visite, le vendredi 18 avril au Centre togolais des expositions et foires de Lomé (CETEF) pour constater l’état d’avancement des préparatifs de la 4è édition du Marché international de l’artisanat du Togo (MIATO).
Prévu du 23 avril au 4 mai prochain, ce rendez-vous commercial se déroulera sous le thème : « La protection des œuvres artisanales, enjeux et défis ». L’objectif est d’offrir des opportunités aux artisans locaux afin de valoriser leurs talents, dynamiser le secteur artisanal et de permettre des échanges commerciaux.
A l’issue de la visite, la ministre accompagnée du président de l’Union des chambres régionales de métiers, Issa Mouhamed et ses collaborateurs, a livré les attentes et dispositions prévues pour la réussite de cette édition.
L’occupation du centre
La ministre a relevé qu’environ 300 stands sont dispatchés dans les pavillons Mono, Oti et galerie Kara, entre autres, qui sont pratiquement occupés, obligeant les organisateurs à une extension à 310 stands pour pouvoir accueillir tous les artisans. Sur l’esplanade du centre un podium est en train d’être ériger pour des spectacles durant la période de l’événement.
Une dimension internationale affirmée
La ministre a indiqué qu’environ 14 nationalités se sont annoncées dans la sous-région ouest africaine, de l’Afrique centrale et de quelques pays du Maghreb. «Nous avons également 4 délégations conduites par des ministres, 4 délégations ministérielles qui sont annoncées, notamment celle du Niger, du Burkina qui est le pays invité d’honneur. Nous avons également deux de l’Afrique centrale, le Congo-Brazzaville et puis le Gabon», a dit Mme Mivedor-Sambiani.
Une vitrine des talents locaux
La région des Plateaux, désignée région phare cette année, est en pleine préparation pour exposer ses richesses culturelles et artistiques. « Ils vont nous montrer les merveilles artistiques, culturelles et tous les potentialités de leur territoire », a souligné la ministre. Elle a insisté sur l’importance de cette foire comme un espace de découverte des talents nationaux dans le domaine de l’artisanat.
La créativité et l’innovation
Pour la ministre, le choix est porté sur cette thématique parce que l’on se rend compte de beaucoup de copies. La créativité et l’innovation dont les artisans font preuve, dit-elle, il y a beaucoup de gens qui voient tout le potentiel et qui n’hésitent pas à copier et à inonder les marchés. « Donc, pour nous, c’est un devoir de pouvoir sensibiliser les artisans et même en tant que ministère en charge de l’artisanat, de pouvoir travailler pour la protection et la labellisation de certaines œuvres ».
Un nouveau site, plus adapté à l’envergure de l’événement
La ministre Mivedor a fait ressortir la particularité de cette année qui est le changement de site. Elle a indiqué que MIATO ne se déroulera pas sur l’esplanade du Palais des Congrès de Lomé mais plutôt sur un nouveau site plus spacieux qu’est le CETEF, capable d’accueillir un public et des exposants toujours plus nombreux. L’entrée demeure gratuite, un choix assumé pour permettre au plus grand nombre de participer.
Un accompagnement administratif et social sur place
Outre les expositions, le MIATO 2025 prévoit des audiences foraines sur le site pour accompagner les artisans dans leurs démarches administratives dont obtention de jugements supplétifs. Des comptoirs spécifiques seront mis en place, grâce à la collaboration avec les ministères de la Sécurité et de la Justice.
Sensibilisation et information à l’honneur
Un espace sera également dédié à la sensibilisation des artisans aux dispositifs d’accompagnement gouvernementaux : financement, protection sociale, digitalisation, et soutien à l’apprentissage. Le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle interviendra, notamment sur les évolutions en matière de CFA.
Appel au public : les artisans sont prêts, à vous de jouer !
La ministre a lancé un appel aux visiteurs : « Tous les stands sont complets, les demandes dépassent même nos prévisions. Il faut maintenant que les visiteurs soient au rendez-vous ». Elle a affirmé que le public togolais est de plus en plus sensible à la créativité locale et à la valeur ajoutée de l’artisanat national.
ATOP/SED/DHK






