
Lomé, 29 avr. (ATOP) – Un panel sur le thème « Protection des œuvres artisanales dans le contexte de la Zone de libre-échange continental africaine (ZLECAF): enjeux et défis » a meublé, le lundi 28 avril à Lomé, les activités de la 4è édition du Marché international de l’artisanat du Togo (MIATO).
Cette activité vise à sensibiliser les artisans, les acteurs et les partenaires du secteur sur les enjeux de la protection des œuvres artisanales dans un contexte de fluidité des échanges commerciaux tel que prévu par la ZLECAF. Le panel a été animé par le directeur du Bureau togolais et du droit d’auteur (BUTODRA), Komla Edjidomélé, du directeur par intérim de l’Institut national de la propriété industrielle et technologique (INPIT), Mme Adja Tchandikou, du directeur du Commerce extérieur, Katchali Batchassi et du représentant du pays invité d’honneur le Burkina Faso, Séraphin Badolo. La modération a été assurée par M. Bemali Damparou, chargé de l’artisanat de l’UEMOA.
Les experts ont expliqué aux participants la vision stratégique de la ZLECAF, ses avantages et ses contraintes. D’après eux, la protection des œuvres des artisans est essentielle pour la survie économique des auteurs et la préservation des richesses culturelles ancestrales.
M. Edjidomélé, a indiqué que les œuvres littéraires, artisanales et artistiques, étant des œuvres de l’esprit, représentent des valeurs culturelles, identitaires, marchandes qu’il faut protéger, préserver et défendre. Il a évoqué l’adéquation des lois de propriété intellectuelle existantes pour protéger les œuvres artisanales aux enjeux du nouveau contexte commercial.
M.Seraphin Badolo a partagé avec l’assistance l’expérience de protection et de labellisation du Faso Dan Fani (pagne tissu de la patrie) et le chapeau traditionnel Saponè, des symboles, du patriotisme du Burkina. Il a fait savoir qu’un artisan doit être dans une dynamique d’extension afin de promouvoir et de commercialiser ses œuvres.
Le directeur de cabinet du ministère en charge du Commerce et de l’Artisanat, Vigno Mensah, a encouragé les artisans à protéger leurs œuvres. Il est important, selon lui, de sensibiliser les artistes et les consommateurs d’art au respect de la propriété intellectuelle, car elle œuvre pour que les efforts et les investissements des créateurs soient reconnus et récompensés.
Pour la participante, Mme Esther Kargou, esthéticienne-coiffeuse, ce panel a interpellé les artisans sur l’intérêt de protéger les créations pour éviter les contrefaçons et la concurrence.
La 4è du MIATO se déroule du 23 avril au 4 mai 2025 à Lomé. L’un des objectifs de cet événement est d’augmenter la visibilité des produits artisanaux et de leur trouver des débouchés aux plans national et international.
ATOP/AO/BV






