
Lomé, 12 mai (ATOP) – Le président du Conseil de la République togolaise, Faure Gnassingbé en présence du président du Ghana, John Dramani Mahama, a ouvert, le lundi 12 mai à Lomé, les travaux de la conférence de l’Union africaine, placée sous le thème « L’Agenda africain de gestion de la dette publique en matière de restauration et de préservation de la viabilité de la dette ».

Cette rencontre de haut niveau est organisée par le Département du développement économique, du tourisme, du commerce, de l’industrie et des mines (DCTIM) en collaboration avec le gouvernement de la République du Togo.
Elle se tient 12 au 14 mai, et regroupe plus de 500 participants, parmi lesquels des chefs d’État de l’UA, des ministres de l’Économie, des Finances et de la Planification, des gouverneurs des banques centrales, des représentants des ministères des Finances, des banques centrales africaines, des communautés économiques régionales, des institutions financières multilatérales africaines ainsi que des organisations de la société civile.
L’objectif de ce rendez-vous est de créer une plateforme de discussions entre les responsables politiques des États membres de l’UA, les partenaires de développement et les principales parties prenantes en vue de renforcer l’efficience, la transparence et la responsabilité de la gestion de la dette publique à l’échelle du continent., Ces assises visent à proposer des stratégies qui permettront de renforcer la gestion de la dette publique, d’améliorer la mobilisation des ressources, de garantir une allocation efficace et efficiente des moyens disponibles. A termes, il sera question de renforcer la responsabilité et la transparence au service d’une croissance inclusive et d’un développement durable.
Les participants vont partager les meilleures pratiques en faisant face aux défis ainsi qu’en explorant des approches innovantes. Il s’agira pour ces experts de l’économie de faciliter l’échange de connaissances et de partager des pratiques innovantes en matière de gestion de la dette dans les États membres de l’UA ; de formuler une position commune sur les réformes nécessaires de l’architecture financière mondiale actuelle pour répondre à la crise de la dette qui affecte actuellement le continent. Ils réfléchiront également sur des mécanismes innovants de financement de la dette pour mobiliser de nouveaux financements. Les experts feront aussi une recommandation des pratiques saines de gestion de la dette, indispensables pour restaurer et préserver la viabilité de la dette publique en Afrique.
Ces diverses questions liées à la dette publique de l’Afrique seront discutées et débattues au cours des tables rondes sur des sous thèmes, entre autres, « Le cadre commun du G20 et l’actuelle impasse de la dette en Afrique : faut-il un nouveau mécanisme d’allègement de la dette ? ; Bonnes pratiques de gestion de la dette et viabilité de la dette publique en Afrique ; Supervision législative et responsabilité en matière de dette publique : le rôle du Parlement dans la viabilité de la dette en Afrique et Améliorer les notations de crédit en Afrique – Défis, opportunités et perspectives ».
Il est aussi inscrit dans l’agenda de cette conférence des thématiques telles que « Présentation d’un document technique sur la dette publique dans les pays africains par l’Association des banques centrales africaines (ABCA) ; Financement innovant de la dette dans le cadre de l’Agenda de transformation de l’Afrique : naviguer dans le paysage actuel du financement du développement ; Création des institutions financières panafricaines et leur rôle dans le maintien de la viabilité de la dette en Afrique ainsi que la Transparence et responsabilité accrues en matière de dette en Afrique : actions à mener par les créanciers et les emprunteurs. Cette rencontre planchera également sur le rôle de la collaboration internationale dans le renforcement des capacités pour préserver la viabilité de la dette en Afrique et produira des recommandations.
Le président du Conseil de la République togolaise, Faure Gnassingbé a, dans son allocution, décliné sa vision sur la dette en Afrique. « La dette en Afrique est une crise silencieuse, mais structurelle. Nous devons reposer les termes du débat. La viabilité de la dette ne peut être une camisole budgétaire imposée de l’extérieur. Repenser la gestion de la dette c’est aussi refuser l’hypocrisie sécuritaire. On ne peut pas exiger la paix sans autoriser de la financer. Financer l’Afrique, c’est investir dans la stabilité globale. Nous devons développer sur la question de la dette une ambition africaine collective qui mette la priorité sur notre souveraineté, notre solidarité, et notre stabilité régionale », a-t-il fait savoir.


Le président de la République du Ghana, John Dramani Mahama a salué cette initiative et appelle aussi à la mise en place d’une position africaine commune sur la dette pour établir des principes directeurs à adopter par les États membres de l’UA dans leur gestion quotidienne de la dette. « La Position commune africaine sur la dette devrait, entre autres initiatives, définir à la fois un mécanisme efficace de résolution de la dette pour faire face aux défis actuels liés à la dette ainsi qu’un ensemble de principes communs de gestion de la dette publique qui permettront au continent de mobiliser efficacement les ressources nationales pour financer l’Agenda 2063 de l’UA », a-t-indiqué
Le secrétaire exécutif, de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete et le Commissaire par intérim du DCTIM, Moses Vilakazi ont indiqué que cette conférence offrira aux États membres de l’UA une plateforme qui leur permettra de mener des discussions constructives sur la situation actuelle de la dette à travers le continent, de partager leurs expériences nationales respectives et de formuler des recommandations en vue de l’élaboration d’une position africaine commune sur la dette.
ATOP/DHK/KYA






