
Lomé, 20 mai (ATOP) – Le Français, Amadori Julien, a créé la surprise lors de la 4e étape du 30ème tour cycliste international du Togo, en s’imposant, le lundi 19 mai à Sokodé. Il a bouclé cette quatrième étape (Kabou – Sokodé), longue de 91 km, en 2 h 16 mn 26 s, soit une vitesse moyenne de 40,020 km/h.
Malgré cette prouesse du Français, le Burkinabé Bouda Rassid, 17ème au classement général au temps, conserve le maillot jaune. Amadori Julien est accompagné à l’arrivée par les Maliens Diamouténé Timeoko (2h 16 mn 27 s) et Diallo Yaya (2h 16 mn 31 s).
Le vainqueur de cette étape, Amadori Julien, avait déjà participé au tour cycliste international du Togo il y a dix ans. Il a expliqué que l’équipe du Burkina Faso a le maillot jaune et ne se soucie plus de rien. Amadori a ajouté : « Les ambitions étaient ratées, mais il fallait sauver la situation en remportant au moins des étapes, et c’est chose faite à la quatrième étape». Le cycliste Amadori Julien a souligné que les Togolais n’ont pas démérité et sont courageux parce qu’ils s’accrochent dans toutes les courses et ne lâchent pas.
Le meneur et grimpeur de l’équipe A togolaise, Tchalem Nyouléleng, depuis les trois dernières étapes, a relevé que leurs résultats ne sont pas satisfaisants et qu’il fallait réagir. Mais leurs réactions sont soit anéanties par des problèmes d’équipement, soit étouffées par des adversaires bien affûtés. « Je voulais faire quelque chose et prendre cette étape de Sokodé, mais c’est peine perdue. Nous avons des problèmes de matériel qui se répètent. Les matériels viendront tard parce que la commande est faite en retard. C’est ce qui fait certainement la différence entre les Burkinabé, les Maliens et nous. Je crois que cette histoire sera réglée les prochaines fois afin que nous puissions rivaliser avec les mêmes matériels », a-t-il fait entendre.
Le sélectionneur de l’équipe togolaise, Anani Koffi, a précisé qu’on ne prie pas pour gagner un tour, mais qu’on se prépare pour gagner le tour ou des étapes. Il a indiqué que les jeunes cyclistes togolais ont beaucoup travaillé, mais ils manquent d’expérience et les matériels ne sont pas adaptés. « Nous espérons que le problème de matériel ne posera pas beaucoup de dégâts et que les coureurs togolais remporteront des étapes pour donner du plaisir au public », a expliqué le sélectionneur.
Les coureurs ont démarré à Kabou, dans la préfecture de Bassar, sous un soleil brûlant. Malgré la chaleur étouffante, le coureur togolais, Dédéma Panawè, a créé des échappées avec des écarts de 2 secondes et 20 secondes. Quelques minutes plus tard, il est rattrapé par des poursuivants, tandis que son compatriote Mihéaye Komlavi a eu une crevaison. À 15 km de l’arrivée, des Burkinabés se sont échappés et ont pris le devant de tous les pelotons. Mais, contre toute attente, au niveau de la chaîne de Malfakassa, le Français qu’on attendait le moins s’est frayé un passage pour prendre la tête de la course à 10 km de l’arrivée. Un avantage qu’il a conservé jusqu’à la fin de la course, remportant ainsi cette quatrième étape.
Le seul point chaud de la course est enregistré au kilomètre 38,800. Il est décroché par le Malien Diallo Djandouba, suivi du Ghanéen Quate Prince et du Malien Diallo Yaya.
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