
Lomé, 20 mai (ATOP) – Le Burkinabé, Bouda Wahanou a remporté la cinquième étape, Sotouboua – Atakpamé, longue de 129 km et courue le mardi 20 mai. Il l’a parcourue en 3 h 21 mn 35 s, soit une vitesse moyenne de 38,396 km/h. Le maillot jaune est désormais sur les épaules du Malien, Diamouténé Timeoko, 4è au classement général au temps.
Le vainqueur est suivi par l’Ivoirien Andé Kouadio et le Malien Diallo Djandouba.
44 coureurs ont pris le départ à Soutouboua. Après 16 km de course, on a constaté des échappés avec des écarts de 2 minutes, mais celles-ci sont rapidement annulées. Dès lors, les coureurs roulent alors ensemble pour gérer la fatigue. Pendant que le peloton gérait la course, un groupe de cyclistes parmi lesquels quatre Togolais, se sont de nouveau échappés. Dans ce groupe de tête, les Burkinabé ont réagi et ont pris le contrôle de la course permettant ainsi à Bouda Wahanou de franchir la ligne d’arrivée le premier et de remporter l’étape.
Deux points chauds sont notés sur cette étape. Le premier est remporté par le Togolais Tchalem Nyouléleng, suivi du Béninois Saizonou Giorard et de son coéquipier Edou Fernand. Le deuxième point chaud observé à 100 km est encore enlevé par Tchalem Nyouléleng. Le Togolais est suivi du Malien Diamouténé Timeoko et de l’Ivoirien Ouattara Sindou.
Le sélectionneur du Togo, Anani Koffi a indiqué qu’il est comblé parce que ses éléments ont suivi les consignes données et cela a payé. « De 0 à 110 km ce sont les Togolais qui ont animé la course et nous sommes satisfaits. Demain s’ils maintiennent ce rythme, je crois que nous pouvons espérer », a-t-il souligné.
Les traditions de la préfecture de l’Ogou mises en valeur
A Atakpamé, les cyclistes sont accueillis par des groupes folkloriques notamment le « Tchébé » et le « Tchingoumé » venus respectivement de Datcha et d’Agboglati campement.
‶Tchébé″ est la danse des ‶fées″ ayant un seul pied. C’est une danse typique à la tradition des Ifè et des Ana. Selon M. Edjiwa Assogba Charles, membre de cette communauté, Tchébé se pratique à la fête traditionnelle ‶Odon Tsu″, à des anniversaires et à des réjouissances. « Nous sommes nombreux. Quand nous sommes invités à une manifestation, nous nous réunissons pour apprendre des mouvements avant d’aller pour impressionner. C’est ce que nous avons fait avant de venir ici », a-t-il déclaré.
La légende raconte qu’un chasseur parti à la chasse, a entendu un bruit dans un endroit de la forêt et s’est approché. Il a vu les fées danser et il a tiré en l’air pour les disperser. Ne devant pas voir cette danse, le chasseur est tombé malade à son retour à la maison. Heureusement, les guérisseurs du village l’avaient vite pris en charge. Après sa guérison, le chasseur a appris la danse aux villageois. Elle devint leur danse traditionnelle.
‶Tchingoumé″, l’autre danse qui a tenu en haleine le public, s’exécute à n’importe quelle occasion de la vie sociale, selon le responsable du groupe, Zanou Tossou. Cette danse permet de valoriser la tradition et les cultures des populations de la préfecture de l’Ogou. « Nous avons une manière propre à nous de la danser. Partout, en la dansant, on reconnaît que nous sommes de l’Ogou. C’est notre identité, notre repère et notre tradition », a expliqué M. Zanou. ATOP/AR/GKM






