
Atakpamé, 29 mai (ATOP) – Des chefs traditionnels, les maires et préfets de la région des Plateaux-Est ont pris part, le mercredi 28 mai à Atakpamé, à un atelier sur le renforcement du rôle des chefs traditionnels dans la promotion de la cohésion sociale, la prévention de l’extrémisme violent et la gestion pacifique de la transhumance.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la phase 2 du programme d’appui à la prévention des conflits et de l’extrémisme violent dans les zones frontalières du Bénin, Burkina Faso et du Togo. Il a été organisé par le ministère en charge de l’Administration avec l’appui technique et financier de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Fonds pour la consolidation de la paix et le PNUD.
Cette démarche vise à renforcer les capacités des chefs traditionnels dans la gestion pacifique des conflits liés à la transhumance. Il s’agit également de promouvoir la cohésion sociale et la prévention de l’extrémisme violent au sein des communautés. Il est aussi question de faciliter le dialogue entre les autorités administratives, traditionnelles et les communautés pour une gestion harmonieuse des ressources naturelles, et de sensibiliser les participants aux enjeux de la décentralisation.
M. Guenkou Messanh Geoffroy du ministère en charge de l’Administration territoriale et M. Tona Kwassi du ministère en charge des Ressources halieutiques ont entretenu l’assistance sur « la prévention de l’extrémisme violent au Togo » et « la gestion pacifique de la transhumance au Togo ». Des échanges ont permis à ces derniers de partager des expériences et des bonnes pratiques en matière de gestion des conflits et de promotion de la paix.
Le préfet de l’Ogou, Ekpé Kodjo Agbeko, a rappelé que les chefs traditionnels, en tant que garants des us et coutumes, jouent un rôle essentiel dans la médiation des conflits et la préservation de la cohésion sociale au sein de leurs communautés. Il a insisté sur la nécessité de renforcer leurs capacités pour qu’ils puissent mieux jouer leur rôle dans la gestion pacifique des conflits liés à la transhumance et la prévention de l’extrémisme violent.
Le directeur de la chefferie traditionnelle, le commissaire divisionnaire Vondoly Kodjo a renouvelé l’engagement du gouvernement à renforcer la collaboration entre les autorités administratives et les autorités traditionnelles. Il a exprimé la volonté du gouvernement de soutenir les chefs traditionnels dans leur rôle de médiateurs et de promoteurs de la paix au sein de leurs communautés.
Le chef canton de Katoré, président du conseil des chefs traditionnels de l’Ogou, Olou Bagna Mahouena Idayé IV a, au nom de ses collègues, rassuré leur disponibilité à collaborer avec les autorités administratives et les partenaires pour promouvoir la paix, la sécurité et le développement durable dans les communautés.
ATOP/KKT/BV






