
Lomé, 3 juin (ATOP)- La campagne nationale de reboisement, édition 2025 a démarré le 1er juin. Dans la préfecture de l’Avé, les autorités locales s’activent pour la réussite de cette campagne à travers une mobilisation collective des populations, la production des plants et une implication active des techniciens forestiers.
La production des plants
Pour la directrice préfectorale de l’Environnement et des Ressources forestières, Capitaine Sossou Akouavi, le processus est rigoureux et structuré. Il commence par l’identification d’un site approprié. « Une ombrière y est installée pour protéger les jeunes plants des rayons solaires. Suivent la collecte du terreau, le remplissage des sachets plastiques et l’empotage. Les semences poussent dans des germoirs avant d’être repiquées dans des pots, où elles sont arrosées matin et soir jusqu’à maturation », a expliqué la capitaine Sossou.
Les semences étant déjà disponibles, poursuit-elle, « nous préparons les germoirs pour les faire germer. Ensuite vient l’étape du repiquage. Les plants sont alors placés dans des pots, où ils sont entretenus quotidiennement jusqu’à leur croissance optimale ».
La production des plants se déroule à deux niveaux. « D’abord, la direction préfectorale de l’Environnement où les jeunes plants sont produits et distribués gratuitement. Ensuite, les plants produits par les structures privées (ONG, associations, communautés) sont destinés à la commercialisation », a confié la capitaine Sossou.
Une distribution gratuite conditionnée
Dans l’Avé, les jeunes plants sont distribués gratuitement aux populations.
« Ici, à la direction préfectorale, tout citoyen peut bénéficier de plants gratuitement, à condition que l’espace destiné au reboisement soit déjà disponible et prêt pour la mise en terre », a déclaré la directrice préfectorale.
Cette année, la préfecture dispose de 35 000 plants à répartir entre les deux communes, Avé 1 et Avé 2. Parmi les essences prévues, acacia, robinier, eucalyptus, mélina, neem, acajou du Sénégal, tamarin, noix de cajou et khaya senegalensis.
Pour l’adjudant des Eaux et Forêts, Tchegnon Kedji Mawugnon et Adjoyi Komi, volontaire à la direction préfectorale, la réussite de cette campagne repose sur une chaîne de responsabilités.
« Produire, distribuer, mais surtout assurer le suivi et l’entretien des plants nécessitent un travail d’équipe. Avant de voir un arbre pousser, il faut respecter scrupuleusement chaque étape du processus de germination », a relevé l’adjudant Mawugnon. Il a lancé un message à la population locale, « planter, mais surtout entretenir pour demain ».
ATOP/KAT/MD






