
Niamtougou, 4 juin (ATOP) – Un atelier de présentation des données statistiques du marché à bétail d’Agbassa (commune Doufelgou 3) sur la période 2022-2024, a réuni les acteurs impliqués dans la filière bétail, le mardi 03 juin à Niamtougou, dans la commune Doufelgou 1.
L’atelier est à l’actif de l’association Gestion de l’environnement et valorisation des produits agropastoraux et forestiers (GEVAPAF). Il intervient dans le cadre du projet Appui aux populations affectées par la crise sécuritaire sahélienne (APAC) au Nord de la Guinée, de la Côte-d’Ivoire, du Ghana, du Togo et du Bénin. Ce projet financièrement soutenu par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères de la France est mis en œuvre par l’ONG Acting for life (AFL) et ses partenaires.
L’objectif est de restituer de manière accessible et participative les résultats de l’étude sur la dynamique de la filière bétail, afin d’informer, sensibiliser et impliquer les acteurs et populations locales dans la gestion durable de cette filière sur leurs territoires.
La rencontre a permis à l’association GEVAPAF de présenter les données en termes d’aménagements et d’infrastructures agropastorales réalisés dans les régions des Savanes et de la Kara, des recettes potentielles du marché à bétail d’Agbassa et celles perçues par la commune Doufelgou 3 et le comité de gestion (COGES).
Ces données statistiques montrent que sur la période 2022-2024, plusieurs infrastructures du marché à bétail ont été réalisées et réhabilitées à Cinkassé, Koundjouaré et à Agbassa ; des quais d’embarquement isolés à Dapaong, Mango, Sagbiegou, Gando, Niamtougou ; des aires de pâture à Kantè (Péssidè) et des points d’eau dans les Savanes et la Kara.
Par rapport aux données statistiques du marché d’Agbassa, l’association a enregistré en 2022, une entrée de 13.691 têtes de bovins et vendu 7887 dont les recettes engrangées sont réparties à raison de 7.887.000 FCFA pour la mairie et 3.117.000 FCFA au COGES. En 2023 et 2024, l’on constate une régression d’entrée de bétail, soit 12.514 têtes de bœufs en 2023 contre 11.715 en 2024. Cette régression est due au refus de certains riverains de céder leurs parcelles pour servir de couloir aux bovins, à la faible appropriation des aménagements/infrastructures par les conseils municipaux et à l’insécurité dans la région des Savanes.
ATOP/SG/TAL






