
Kpalimé, 14 juin (ATOP) – La troisième édition du Festival Boom Kpalimé, dédié à la musique et au cinéma, s’est ouverte le vendredi 13 juin à Kpalimé.
Prévu pour trois jours, l’événement a débuté avec la projection de quatre films, dont trois sont en compétition. Les films en lice sont : Coucou ma chérie d’Ahoéfa Nsouanto (Emma), Destin croisé de Randolph Béléï Sambri Ataké (Randolph), et Stop à la violence à caractère sexuel d’Abdoul Rassite Kobeogo (Chidra Marley). Le quatrième film, hors compétition, aborde le thème du libre choix d’orientation scolaire après l’obtention du baccalauréat.
Ce festival est né de la volonté d’offrir une plateforme d’expression aux jeunes talents, notamment ceux de la région, souvent peu visibles sur les grandes scènes internationales. Il vise à valoriser et célébrer les artistes locaux du cinéma et de la musique.
En plus des projections, le programme prévoit une excursion à la cascade de Womé le samedi. Lors de cette sortie, les jeunes participants recevront une formation pratique sur les techniques modernes de réalisation, de montage et de cadrage avec un téléphone portable. La soirée sera consacrée à la suite des projections, ainsi qu’à des sketchs présentés par des cinéastes et comédiens togolais et étrangers.
Le directeur régional des Arts et de la Culture des Plateaux, Monkli Kokou, a insisté sur la nécessité de renforcer la production, la diffusion et la distribution d’œuvres culturelles locales, face à la domination des productions étrangères dans les médias togolais. Il a salué cette initiative, qui constitue pour la préfecture de Kloto, un levier de création et de développement dans les domaines artistiques, patrimoniaux et touristiques.
Le président du festival, Fiator Christian Enyonam Folly-Kossi, espère que le festival Boom Kpalimé deviendra, à l’avenir, un rendez-vous incontournable du cinéma ouest-africain, aux côtés du FESPACO et du MASA. Il a lancé un appel aux parties prenantes, (autorités, partenaires, mécènes, artistes et médias) à soutenir cette ambition. « La culture est un investissement porteur. Elle crée du sens, des emplois et renforce la cohésion », a-t-il souligné.
Innocent Toklo, promoteur du festival, a exprimé sa conviction que, grâce à l’union et à la détermination, ce rêve commun peut se concrétiser. Il a rappelé que le cinéma et la musique sont des outils essentiels de transformation sociale, de dialogue, de paix et de développement.
ATOP/AYH/MG






