
Lomé, 16 juin (ATOP) – « Planification et budgétisation pour les droits des enfants : progrès depuis 2010 », est le thème ayant servi d’échanges entre les parlementaires et les enfants, membres du Conseil consultatif national des enfants (CCNE), le lundi 16 juin à Lomé, pour marquer la célébration de la journée de l’enfant africain.
Les échanges ont permis d’évoquer les progrès réalisés dans les domaines des droits de l’enfant au cours de la dernière décennie et d’analyser les mesures prises, les défis remontés et les meilleures pratiques documentées en matière de budgétisation et de planification en faveur des enfants. Les discussions ont également, permis d’encourager le gouvernement à entreprendre des réformes législatives, des lois et politiques budgétaires, pour intégrer les perspectives des droits des enfants et d’augmenter leurs allocations budgétaires en faveur des enfants, afin d’assurer une meilleure mise en œuvre de la charte.
L’objectif est de promouvoir la participation active des enfants aux processus décisionnels les concernant. Les enfants présents ont partagé leurs préoccupations et propositions sur des sujets clés comme l’éducation, la santé, la protection contre les violences et l’accès aux services essentiels. Les parlementaires ont salué la pertinence des interventions des enfants et ont réaffirmé leur engagement à intégrer davantage les droits de l’enfant dans les textes législatifs, notamment lors de l’élaboration du budget national.
Les enfants ont plaidé pour une budgétisation prenant en compte leurs besoins et la création d’un parlement des enfants. L’institution a exprimé sa volonté de travailler à la mise en place de ce cadre inclusif.
Cette initiative s’inscrit dans les efforts du Togo de faire des droits de l’enfant une priorité transversale, conformément aux priorités nationales et aux engagements internationaux tels que la Convention relative aux droits de l’enfant, ratifiée en 1990.
La 6ème vice-présidente de l’Assemblée nationale, Myriam Dossou D’Almeida a exhorté les enfants à « l’amour du travail, à l’excellence, à la discipline, à la rigueur et à vaincre leur peur et leur timidité ». Elle a appellé tous les acteurs à s’engager pour « réinventer un monde dans lequel chaque enfant pourra exercer son droit à l’éducation et est protégé contre toute forme de violence ».
Pour le ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la femme, Pr Kossiwa Zinsou-Klassou, la constitution de la République togolaise et d’autres lois récentes, comme celles de novembre 2022 contre les violences sexuelles envers les apprenants, le Code de l’Enfant, le Code des personnes et de la famille, la ratification des instruments internationaux, renforcent la protection des droits des enfants.
Les partenaires au développement présents ont salué cette démarche démocratique qui donne une voix institutionnelle aux enfants dans les politiques publiques au Togo.
Un document de plaidoyer, comportant l’ensemble des doléances des enfants a été soumis aux parlementaires. Ces préoccupations sont relatives, entre autres, à la lutte contre la consommation des drogues et des stupéfiants dans les écoles.
Cette journée est organisée conjointement par le ministère de l’Action sociale, le Parlement, l’UNICEF, le Système des nations unies au Togo, Plan international Togo, la Ligue togolaise pour la protection de l’enfance (LTPE) et diverses associations de la société civile (SOS Village d’enfants, Foddet, MAED, Youth panel, Girls Motion, Alafia jeune, AEJT-DE, CCJ).
ATOP/DHK/AR






