
Guérin-Kouka, 17 juin (ATOP) – Le Haut-Commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN), conduite par sa présidente, Mme Awa Nana a ouvert, le lundi 16 juin à Guérin-Kouka, la session d’indemnisation des victimes non-vulnérables de l’incident de Bassar de 1992.
Au total 1120 victimes non-vulnérables seront prises en compte par cette mission de justice réparatrice et d’apaisement des mémoires. Elle s’étend du 16 au 21 juin dans la préfecture de Dankpen.
L’initiative s’inscrit dans le programme national de réparation mis en œuvre par le HCRRUN en réponse aux recommandations issues des travaux de la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR). Elle vise à panser les blessures du passé à travers une prise en charge matérielle et symbolique des victimes des violences survenues en 1992 dans la préfecture de Bassar entre les populations immigrées et les autochtones.
La présidente de HCRRUN a expliqué que les événements de Bassar en 1992, appelés l’incident de Bassar, année à laquelle Dankpen n’était pas encore érigée en préfecture, ont été causés par l’arrivée des populations immigrées dans la localité, ce qui occasionna des violences entre elles et les populations autochtones. C’est face à cet événement malheureux que le président du Conseil a dit « plus jamais ça au Togo, notre pays le Togo est une terre d’accueil, qu’on soit autochtone ou immigré, on doit marcher main dans la main ».
Mme Awa Nana, a rappelé que la mission du HCRRUN est d’œuvrer pour la réconciliation et la cohésion sociale. Elle a souligné qu’après la remise du chèque, représentant symboliquement ce qu’on prend pour leur essuyer les larmes, les populations sont appelées à s’engager pour qu’il n’y ait plus d’événements de ce genre et qu’ils doivent s’engager à prôner pour un Togo paisible et prospère.
Auparavant, le préfet de la localité, Lt-Col. Gnakou Alowegnim a indiqué qu’en organisant cette session d’indemnisation, le gouvernement à travers le HCRRUN fait preuve d’un engagement fort à reconnaitre les souffrances vécues, à réparer les torts subits et à tourner résolument la page des violences et des divisions.
Au-delà du volet compensatoire, la démarche entend contribuer également au renforcement du vivre-ensemble et à la consolidation de la paix marquée par les tensions.
Le premier rapporteur du HCRRUN, Wiyaou Evalou a informé qu’après cette phase d’indemnisation des victimes non-vulnérables, le HCRRUN prévoit échanger avec les autorités locales, pour une réalisation communautaire afin que chacun se retrouve dedans, lui permettant d’oublier cet événement malheureux.
ATOP/BN/DHK






