
Lomé, 19 juin (ATOP) – Les greffiers en chef, secrétaires de parquet, administrateurs de prison et surveillants pénitentiaires de la cour d’appel de Lomé et de la cour suprême participent du 19 au 20 juin à Lomé, à un atelier de sensibilisation sur leurs rôles et responsabilités dans la prévention et la lutte contre la corruption.
La rencontre est placée sous le thème : « Rôles et responsabilités des greffiers en chef, secrétaires de parquets, administrateurs de prison et surveillants pénitentiaires dans la lutte contre la corruption et les infractions assimilées ». Organisée par la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), cet atelier s’inscrit dans les missions régaliennes de l’institution en matière de sensibilisation, de prévention et de promotion de l’intégrité au sein des institutions publiques.
L’atelier vise à mettre en lumière l’importance de ces acteurs dans le fonctionnement quotidien de la justice et de l’administration pénitentiaire, ainsi que leur contribution à la consolidation de l’éthique professionnelle, de la transparence et de la redevabilité dans le service public de la justice. Il s’agit aussi d’améliorer les connaissances des participants sur la mission et le fonctionnement de la HAPLUCIA, et de les amener à développer une culture d’intégrité dans l’exercice de leurs fonctions.
Les participants suivront des thématiques relatives à la mission de la HAPLUCIA, son rôle et ses responsabilités ainsi que les nouvelles procédures de fonctionnement du personnel judiciaire et pénitentiaire dans l’exercice de leurs fonctions.
Le président de la HAPLUCIA, Aba Kimelabalo a fait savoir que la corruption est un fléau aux conséquences multiples et profondément destructrices. Elle affaiblit, poursuit-il, les institutions publiques, détourne les ressources destinées au développement, creuse les inégalités sociales et mine la confiance des citoyens dans les institutions. M. Aba ajoute que la corruption ralentit l’investissement, compromet l’accès équitable aux services publics, notamment dans les secteurs de la justice, de la santé, de l’éducation ou de la sécurité.
Le ministre en charge de la Justice, Mipamb Nahm-Tchougli a signifié que la corruption, qu’elle soit active ou passive, directe ou indirecte, pervertit le droit, désarme les plus vulnérables, entretient l’injustice et gangrène la cohésion nationale. « Nous avons le devoir, chacun à son niveau, de faire preuve d’exemplarité et d’engagement pour combattre ce fléau. La lutte contre la corruption ne peut pas être efficace si elle reste l’affaire d’une seule institution. Elle exige une implication collective, cohérente et continue de tous les acteurs et en particulier ceux de la chaîne judiciaire et pénitentiaire », a souligné le ministre en charge de la Justice.
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