
Atakpamé, 19 juin (ATOP) – Des chefs traditionnels de la région des Plateaux ont été entretenus, le jeudi 19 juin à Atakpamé, sur leur rôle pour des élections municipales apaisées du 17 juillet prochain.
Cette initiative du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la chefferie coutumière s’intègre dans une tournée nationale d’échanges avec la chefferie traditionnelle. Elargie aux préfets et aux maires, elle vise à renforcer la participation responsable de la chefferie traditionnelle dans la perspective des prochaines élections municipales.
Trois communications étaient à l’agenda : « contributions du conseil national, des conseils régionaux et préfectoraux à une meilleure gestion de la chefferie traditionnelle » ; « les rapports entre les conseils de la chefferie traditionnelle et les autorités locales » et « la chefferie traditionnelle dans la 5ème République ».
Les travaux ont été ouverts par le gouverneur de la région des Plateaux, le général de brigade Dadja Maganawé. Il a salué cette initiative qui vient à point nommé dans un contexte où l’implication des autorités coutumières est cruciale pour garantir des élections apaisées. « Les chefs traditionnels, par leur position, sont des relais indispensables entre l’État et les populations. Ils doivent contribuer à faire prévaloir la tolérance, l’unité et la concorde », a-t-il déclaré. Il a exhorté les participants à faire preuve de responsabilité et d’engagement pour la promotion de la paix dans leurs milieux respectifs.
Le directeur de la chefferie traditionnelle au ministère en charge de l’Administration territoriale, le commissaire divisionnaire Vondoly Kodjo a rappelé que la chefferie traditionnelle reste une institution de médiation et de cohésion sociale incontournable. « Le chef traditionnel n’est pas un acteur politique, mais un garant de la paix et des valeurs culturelles. Il doit s’abstenir de tout comportement partisan et jouer un rôle de veille dans le maintien de l’ordre et la sérénité dans sa communauté », a indiqué M. Vondoly. Il a insisté sur la nécessité pour les chefs de rester neutres tout en sensibilisant leurs communautés au respect des lois et à la participation citoyenne.
Mme Adjo Detcheni II, cheffe canton de Saligbé dans le Moyen-Mono, a exprimé les attentes de ses pairs en termes de renforcement des capacités et de sensibilisations. « La formation et le renforcement des capacités sont essentiels pour que nous puissions mieux jouer notre rôle dans la société actuelle. Nous sommes prêts à collaborer pleinement pour que les élections municipales se déroulent dans la paix et la transparence », a-t-elle affirmé.
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