
Dapaong, 26 juin (ATOP) – Différents acteurs locaux de la préfecture de Tône ont été sensibilisés sur « l’exercice des libertés publiques en période électorale », le jeudi 26 juin à Dapaong.
L’initiative, portée par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a regroupé des autorités administratives, des forces de l’ordre et de sécurité, des leaders communautaires, des Organisations de la société civile (OSC), des représentants des médias, des partis politiques, des organisations de jeunes et des femmes. Elle se tient dans le cadre du projet : « Contribution de la CNDH au bon déroulement des élections municipales de 2025 au Togo ». Les élections sont prévues le 17 juillet prochain.
L’objectif est de s’assurer du libre exercice du droit de vote et des autres libertés publiques en période électorale, de prévenir et de lutter contre les violations et atteintes aux droits de l’homme. Il s’agit aussi pour la CNDH de contribuer au respect des dispositions du code électoral par les différents acteurs impliqués dans le processus et de favoriser un scrutin libre, transparent et apaisé.
Deux communications ont meublé la rencontre, notamment « un aperçu général sur la CNDH, sa composition, ses attributions et sa mission » et « l’exercice des libertés publiques en période électorale ».
Le commissaire à la CNDH, Dr. Kolani Nakodjoua, représentant le président de l’institution a expliqué qu’à travers le thème retenu, sa structure entend apporter un éclairage sur la meilleure manière de concilier l’impératif de sécurité publique et le libre exercice des libertés fondamentales pour une élection apaisée, non violente et respectueuse des droits de l’homme. « Notre souhait, en tant qu’acteurs des droits de l’homme, c’est que l’accalmie qui a caractérisé les différents scrutins qui se sont succédé depuis octobre 2007 jusqu’à nos jours soit capitalisée comme un acquis à préserver et à améliorer durablement ».
Le préfet de Tône, Ouro Gouroungou a exhorté les participants à partager les informations et les enseignements reçus et surtout à s’impliquer dans un processus électoral apaisé. « Depuis un certain temps, on a constaté que les efforts des autorités du pays ont permis de faire en sorte que les processus électoraux ne soient plus des cauchemars pour nos citoyens et cet état de fait, il faut le renforcer », a confié le préfet. Pour lui, les populations des Savanes confrontées à l’insécurité due au débordement de la crise du Sahel ont l’obligation de renforcer leur quotidien qui leur permettra d’assurer une paix durable dans la région afin de se consacrer aux projets et programmes de développement. ATOP/BBG/SED






