
Dapaong, 1er juil. (ATOP) – – Les activités du projet « Participation active des filles et femmes à la vie publique, politique et sociale de leurs communautés pour la cohésion sociale, la prévention des conflits et la consolidation de la paix au Togo » (PAFF-CoPreCoP) ont été officiellement lancées le mardi 1er juillet à Tandjouaré.
Mis en œuvre par l’ONG ALAFIA et sa branche jeunesse ALAFIA-JEUNES, en partenariat avec l’ONG EQUIPOP, le projet a bénéficié du soutien financier de l’Agence française de Développement (AFD) et cible spécifiquement les communes de Tandjouaré 1 et 2, pour une durée de 9 mois. Il vise à promouvoir les droits humains des filles et des femmes, renforcer leur participation active aux processus décisionnels locaux et prévenir les conflits à travers des actions de sensibilisation, de formation, de plaidoyer et d’activités communautaires inclusives.
Première étape opérationnelle du projet, cette réunion a permis de présenter clairement les composantes du projet aux autorités locales puis d’ouvrir un cadre d’échange sur les enjeux spécifiques liés aux violences, aux conflits intercommunautaires et aux rôles des filles et des femmes dans la gouvernance communautaire.
Le projet ambitionne de former 50 jeunes (filles et garçons) aux techniques de prévention des conflits, de promotion de la cohésion sociale et d’égalité de genre, afin d’en faire des relais communautaires actifs et durables. Parmi les actions prévues figurent aussi une journée “Cohésion-Genre” incluant un gala de football mixte et des prestations culturelles interethniques, combinées à des séances de sensibilisation sur les droits des filles et des femmes. Il y a aussi des plaidoyers auprès de la chefferie traditionnelle pour une meilleure implication des femmes et des jeunes dans la gouvernance locale. Des campagnes médiatiques multilingues (Français et Moba), des séances de cinéma-débats et des formations participatives pour déconstruire les stéréotypes de genre et promouvoir le vivre-ensemble sont également prévues.
Selon le préfet de Tandjouaré, Agbanté Oukoura et le maire de la commune Tandjouaré 1, Laré Monoka, les jeunes représentent à la fois un maillon vulnérable et un levier stratégique dans les dynamiques de conflits et de paix dans les communautés. Cependant, dans les communes Tandjouaré 1 et 2, reconnaissent-ils, le manque de dialogue, d’opportunités, d’engagement citoyen pour les jeunes et la persistance de normes sociales discriminatoires accentuent les risques de marginalisation, d’enrôlement dans des mouvements extrémistes ou encore de reproduction des violences, notamment envers les filles et les femmes ».
La directrice exécutive de l’ONG ALAFIA, Mme Tatey Adzoavi Nyuito a précisé que le projet vise à faire des jeunes (filles et garçons) et des femmes, des acteurs moteurs de changement, capables de promouvoir activement la paix, la cohésion et l’égalité de genre au sein de leurs communautés. ATOP/BBG/TJ






