
Lomé, 1er juil. (ATOP) – Les acteurs du Réseau habitat d’urgence francophone (RHUF) tiennent du 1er au 3 juillet à Lomé leur 1er forum sous le thème « Repenser l’assistance en habitat d’urgence dans l’espace francophone. Unir les acteurs, innover et agir durablement ».
Ce forum, premier du genre en Afrique francophone, est organisé par les acteurs du RHUF en collaboration avec l’Ecole africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU), l’Enseignement supérieur et de la Recherche et des partenaires. Il posera le cadre des discussions, explorera les défis spécifiques de l’habitat d’urgence dans l’espace francophone marqué par la multiplication des crises, une sous-médiatisation persistante et une forte pression sur les financements. Le forum devra revenir sur les dynamiques déjà en cours et les ambitions que portent les discussions.
Les participants échangeront sur plusieurs thématiques centrées sur les défis, les perspectives, le financement, le lien entre acteurs de l’habitat d’urgence et milieu académique, ainsi que sur la transition de l’urgence vers des solutions durables.
En ouvrant les travaux, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du Togo, Kanka-Malik Natchaba, vice-président du Conseil d’administration de l’EAMAU, a indiqué que ce forum favorisera la consolidation du réseau pour permettre à l’avenir, des échanges de bonnes pratiques et d’expériences sur des thématiques essentielles telles que l’habitat humanitaire, le changement climatique, les déplacements des populations, l’expansion urbaine et la croissance démographique. « Ce forum consistera pour nous une occasion unique pour renforcer la collaboration entre les différents acteurs et de développer des solutions innovantes et durables », a-t-il insisté.

Le directeur général de l’EAMAU, Dr. Malam Boukar Awa Krou a souligné que ce forum se tient dans un contexte caractérisé par des catastrophes naturelles qui symbolisent tous les détresses auxquelles les populations sont assujetties, en Afrique, au sud du Sahara. Dr. Malam Boukar explique que, qui dit habitat, dit un hébergement décent. Il poursuit que le mot d’urgence veut dire que ce sont des habitations temporaires qui sont proposées à des populations qui sont en détresse et qu’aujourd’hui toute la problématique est la temporalité de ce type d’habitat. Le directeur soutient que ce cadre offre l’occasion à des spécialistes de diverses disciplines, de chercheurs et de professionnels, de se pencher selon différentes perspectives sur la problématique de l’habitat d’urgence en Afrique francophone. « En d’autres termes, il s’agira de débattre des opportunités qu’offrent les cultures endogènes pour comprendre la nature des crises qui assaillent la société et, à partir de là, se frayer une voie pour réussir l’auto-développement ». Il a ajouté que le forum entend recueillir des travaux de qualité, mettant en avant les pratiques, les expériences et les connaissances des différents acteurs qui interviennent dans le secteur de l’habitat d’urgence. ATOP/AR/MG/KYA






