
Lomé, 3 juil. (ATOP) – Le ministre en charge de l’Enseignement technique, Isaac Tchiakpé a lancé le « projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula d’enseignement et de formation au Togo », le jeudi 3 juillet à Lomé.
Organisée par la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), la rencontre a vu la participation des autorités des établissements éducatives et des centres de formations professionnelles ainsi que des personnalités politiques.
Le projet vise à promouvoir l’enseignement des valeurs d’éthique, d’intégrité, de probité, de redevabilité et de responsabilité à tous les niveaux du système d’éducation et de formation, afin de prévenir et de combattre la corruption sous toutes ses formes dans le pays.
Le projet a démarré en janvier dernier pour une période de 3 ans avec un coût d’environ 650 426 000 FCFA. Il consiste à procéder à l’analyse des curricula d’éducation et de formation en lien avec l’éducation et la lutte contre la corruption à tous les niveaux d’étude ; à élaborer la matrice des profils et des attentes par ordre d’enseignement et par niveau d’étude ; à établir la liste des modules de formation pour l’enseignement supérieur et les écoles de formation des fonctionnaires et agents de l’Etat et du secteur privé ; à élaborer les supports pédagogiques et didactiques et à intégrer l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula de chaque niveau.
Le projet est structuré en grandes lignes, notamment le contexte, le cadre juridique, le cadre institutionnel, la justification, la méthodologie, le dispositif de pilotage et de gestion, le cadre stratégique, la stratégie de mise en œuvre et la phase de mise en œuvre.
Procédant au lancement du projet, le ministre Tchiakpé a signifié que la corruption est l’une des menaces les plus graves au développement du pays. La corruption a, a-t-il dit, des effets désastreux sur l’économie et l’environnement et est à la base de crises de confiance entre les citoyens et leurs gouvernants. La lutte contre ce phénomène complexe, souligne le ministre, nécessite des approches multiples et simultanées, notamment des mesures préventives, entre autres, des activités de sensibilisation du public l’incitant à ne pas tolérer la corruption, y compris des programmes d’éducation qui donnent aux générations futures les moyens d’y résister et de la prévenir. Il a exprimé sa reconnaissance à tous ceux qui ont œuvré pour la mise en place de ce projet.
Le président de la HAPLUCIA, Aba Kimelabalou a expliqué que ce projet part d’un principe simple : « Il vaut mieux prévenir que guérir ». En instillant les valeurs de probité et de responsabilité dès l’enfance, dit-il, « nous espérons bâtir une société où la corruption ne sera plus tolérée, mais rejetée comme une aberration morale ». Ce projet, dit-il, est l’une de ces pierres fondatrices de l’éthique de la nation. « Nous espérons qu’à travers ce projet, l’intégrité sera encrée dans les comportements de tous les jours des apprenants, deviendra une culture, un réflexe et une exigence partagée », a souhaité M. Aba.
ATOP/GMM/AR






