
Lomé, 4 juil. (ATOP) – « Clarifier le statut des terres avant toute occupation et lutter contre la discrimination foncière » est l’une des recommandations issues des travaux de clôture du premier forum du Réseau habitat d’urgence francophone (RHUF) tenu du 1er au 3 juillet à Lomé.
Ce premier forum francophone organisé par le RHUF et l’Ecole africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU) avec l’appui technique du ministère en charge de l’Enseignement supérieur, vise à explorer les défis scientifiques de l’habitat d’urgence dans l’espace francophone. Outre la clarification du statut des terres avant toute occupation, ce forum préconise aussi de penser à des projets qui permettent de réduire les chaleurs extrêmes pour une durabilité environnementale et socio-économique. Il s’agit de faire en sorte que l’auto construction puisse être un levier de résilience et de développement local à travers la formation et par une approche participative respectueuse des ressources et des cultures locales des déplacés.
Ce forum entend également repenser l’action humanitaire en l’adaptant aux réalités locales et faciliter l’accès au foncier et au logement pour les retournés et les déplacés internes. Les acteurs du réseau pensent aussi intégrer l’habitat d’urgence dans les législations des pays concernés entre autres.

Le directeur général de l’EAMAU, Dr Malam Boukar Awa Krou, a expliqué que plusieurs défis spécifiques de l’habitat d’urgence sont explorés lors des travaux et plusieurs actions d’adaptation des solutions d’habitat d’urgence au changement climatique sont proposées. Il a rajouté que durant ce forum le rôle de la formation et de la recherche pour l’habitat d’urgence est suffisamment abordé et que la question de financement de l’habitat et d’urgence dans un contexte de rareté de ressource est analysée.
« J’engage l’EAMAU à se mettre en sous-réseau avec les autres universités et écoles d’architecture pour étudier les mécanismes de la prise en compte des enjeux humanitaires dans les curricula de formation des architectes, des urbanistes et des gestionnaires urbains, et ce, soit en termes de séminaires pédagogiques, soit en termes d’ateliers ou tout simplement dans les thèmes des projets de fin d’études (TFE) des étudiants ». ATOP/AR/MG






