
Kpalimé, 12 juil. (ATOP) – Dans la poursuite de la campagne pour les élections municipales et à six jours de la fin, la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) a fait, le jeudi 10 juillet, une escale à Klo-Mayondi, Womé et Tové-Ati dans la commune de Kloto 1.
Dans ces localités, la DMP a adressé un message à son électorat : « Mettre fin à la mauvaise gouvernance locale et améliorer les infrastructures de base, notamment les routes ».
M. Emmanuel Kodjo Agano, actuel troisième adjoint au maire de Kloto 1, et tête de la liste de la DMP Kloto 1, a dénoncé ce qu’il qualifie de “gestion approximative” des ressources communales. Devant son électorat et des représentants des chefferies locales, les candidats ont mis en cause l’inaction de l’équipe municipale sortante, estimant que des moyens existent, mais ne sont pas exploités à bon escient.
Parfait Dogbévi, candidat de la DMP, a pointé du doigt l’utilisation inefficace du budget communal, estimé à près de 400 millions FCFA par an. « Un véhicule « grader » coûte 35 millions, mais rien n’est fait pour entretenir les routes. La cascade de Womé a généré à elle seule près de 18 millions l’an dernier, et les transporteurs de sable paient des taxes. Où va tout cet argent ? », s’interroge-t-il, appelant à une gestion rigoureuse et transparente.
Selon lui, l’état de dégradation des infrastructures est lié à un “manque de volonté politique”. « L’érosion qui détruit vos maisons, ce n’est qu’un problème d’assainissement à budgétiser. Le maire ne fait rien de sa poche, tout est prévu dans le budget. Mais il faut des gestionnaires responsables », a-t-il insisté.
La tête de liste Emmanuel Kodjo Agano a promis une gestion plus proche des citoyens, notamment avec la création d’une mairie annexe dans le canton de Fiokpo, pour faciliter l’accès aux services administratifs. « Vous ne serez plus obligés de vous rendre à Kpalimé pour vos pièces. », a-t-il déclaré. Il a également dénoncé l’opacité dans la gestion des recettes locales. « Le marché du Château rapporte à lui seul environ 120 millions FCFA par an. Il faut demander des comptes. Le vote est l’arme pour sanctionner une mauvaise gestion », a-t-il martelé.
La DMP se positionne comme une alternative crédible, misant sur l’expérience locale de ses membres et leur connaissance du terrain. « Vous pensez que seul le parti au pouvoir peut faire avancer les choses ? Pourtant, les résultats sont là : stagnation, manque de transparence, absence de résultats concrets », a lancé M. Agano. La DMP appelle les électeurs à exprimer un vote “utile” pour, selon elle, remettre la commune sur les rails d’un développement inclusif et durable.
Chaque rencontre s’est achevée par une sensibilisation à la procédure de vote, afin d’éviter les erreurs le jour du scrutin.
ATOP/ER/AYH/SED






