
Notsè, 12 juil. (ATOP) – L’ONG «Women in Law and development in Africa» du Togo (WILDAF-Togo) en collaboration avec sa branche WILDAF- Afrique de l’ouest a lancé le Projet “Justine” le jeudi 10 juillet à Notsé.
Le projet “Justine” est une initiative visant à impliquer les acteurs étatiques locaux, les chefs traditionnels, les leaders d’opinion et les chefs religieux dans un processus de résilience du dialogue locale pour promouvoir un environnement de protection aux filles. Il entend également créer un cadre de réflexion pour l’opérationnalisation de la déclaration de Notsé et l’engagement de Togblécopé.
La cérémonie de lancement a été marquée par la présentation du projet, ses objectifs en lien avec les déclarations de Noté et l’engagement des chefs traditionnels à remédier aux pratiques néfastes à l’épanouissement de la jeune fille. Les participants ont également échangé sur la nécessité de revisiter la déclaration de Notsè et l’engagement de Togblecopé afin de mettre fin aux normes et préjugés liés aux mariages des enfants et des violences basées sur le genre.
La directrice de WILDAF-Togo, Mme Kpédji Anne a relevé l’importance de l’éducation des filles, le dialogue local et le soutien aux ménages vulnérable comme facteur pouvant réduire le mariage des enfants. Selon elle, le projet fait suite à l’événement de janvier 2025 lié aux mariages d’enfants survenu à Asrama commune Haho-2. Il est la continuité de la lutte de Justine “ une jeune fille de 13 ans, mariée de force à un homme pour une somme de 127.000 FCFA. Elle a enduré des abus et violences physiques. Justine a finalement mis fin à ses jours en buvant un ingrédient de savon liquide.”
Pour la représentante de WILDAF-Afrique de l’Ouest, Mme Aïcha Abra Achana, l’initiative contribue à promouvoir les droits de la femme à travers le renforcement et l’amplification des actions du mouvement “Enfants pas Épouse”. Elle entend rappeler la déclaration de Notsé et l’engagement de Togblekope pour une meilleure appropriation.
La chargée du projet, Mme Gameho Yawa Donalda a signifié que le projet va durer six mois et aura pour activités la formation sur la politique de sauvegarde des personnes vulnérables, les rencontres d’échanges avec les femmes parlementaires, le dialogue local entre les acteurs étatiques locaux, les chefs traditionnels, les leaders d’opinion et les religieux au Togo.
ATOP/YM/SED/KYA






