
Kpalimé, 1er août (ATOP)- La femme africaine est un pilier incontournable dans la cellule familiale, a estimé, le jeudi 31 juillet, le maire de la commune Kloto 1, Winny Yawo Dogbatsè à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme africaine (JIFA).
Dans un entretien, le maire de la commune Kloto 1, a affirmé que la femme dans la tradition africaine, reste le monument de la maison : « Lorsque nous étions petits, quand le papa s’absente, nous restons accrochés à nos mamans qui nous apportaient tout ce dont nous avions besoin. « Vous savez, la femme, dans nos traditions, est le moteur de développement de toute structure, que ce soit au village. Et c’est grâce à nos mamans que nous sommes devenus des élites d’aujourd’hui », a dit M. Dogbatsè. Aujourd’hui lorsque nous rentrons au village, dit-il, « nous allons nous recueillir sur leur tombe en guise de remerciement, parce qu’elles ont beaucoup fait pour nous ».
Le maire souligne qu’au-delà de tout, le mérite revient aux mamans, qui, grâce aux travaux champêtres, aux différentes activités et aux efforts quotidiens, maintiennent l’harmonie dans les foyers. Ainsi subviennent-elles aux besoins de la famille. « On est fier d’elles et en ce jour du 31 juillet, on ne peut que leur dire merci », a exalté Dogbatsè. Le maire appelle les femmes à l’occasion de la journée de la femme africaine à mieux s’organiser pour le développement de la nation. « Parce qu’aujourd’hui, il y a une jeunesse en déperdition. Les villages sont en train de mourir et les seules personnes qui peuvent encore tenir ces maisons, c’est les mamans. Ce sont elles qui détiennent les racines de l’éducation », a précisé le maire.
Les reines-mères, des actrices de paix
Le maire a remercié les reines-mères pour le rôle qu’elles abattent pour le maintien de la paix et l’harmonie dans les communautés : « Cette initiative est venue de Kloto, parce qu’elles ont créé une structure qui permet aujourd’hui de régler les problèmes. On a même des jugements qui se font au niveau du chef canton. Lorsqu’il y a des problèmes qui dépassent les chefs, ce sont les reines-mères qui montent au créneau pour régler le problème pour que ceux-ci n’atteignent pas le tribunal », a commenté le maire.
ATOP/AYH/AJA






