
Blitta-gare, 6 août (ATOP) – Trente-cinq femmes de la commune Blitta 1 ont pris part, les 4 et 5 août à Blitta-gare, à un atelier de formation de capacités sur les violences basées sur le genre (VBG).
Cet atelier est organisé par l’Association des femmes épanouies pour le développement (AFED) dans le cadre de son projet « Voix Essentielles », avec l’appui financier de Speak up Africa.
L’objectif est de renforcer la lutte contre les stéréotypes de genre et les comportements discriminatoires qui favorisent les VBG. La rencontre vise à améliorer la prévention, la prise en charge et la lutte contre ces violences au niveau local, à travers l’implication de tous les acteurs locaux dans le processus. Cette rencontre va permettre à ceux-ci de mieux comprendre les mécanismes des VBG, de renforcer la prise en charge des victimes et de promouvoir des changements de mentalités et de normes sociales.
La formation a été assurée par Mme Anne Collette Kpédji, membre de l’AFED. Elle a outillé les participantes sur les différentes formes de VBG, leurs causes et leurs conséquences. Les échanges ont porté également sur le rôle de chaque acteur dans la prise en charge des victimes et la lutte contre ce fléau.
La présidente de l’AFED, Birrégah Ata Rosalie a relevé que malgré les efforts du gouvernement, la violence ne fait que perdurer sur le terrain. Pour elle, cet atelier permettra aux bénéficiaires d’être un jour des ambassadrices dans leur canton pour pouvoir défendre les causes des victimes. La présidente a appelé les autorités communales à s’engager dans cette lutte avec tous les moyens dont elles disposent et à appliquer la loi à ce propos. Elle a demandé aux chefs traditionnels d’être des acteurs de changement et aux forces de l’ordre de protéger et d’accompagner les victimes. Mme Birrégah a invité la population à briser le silence en dénonçant les auteurs de ces violences. Elle a invité d’autres partenaires à soutenir financièrement et techniquement ce combat.
Le secrétaire général de la préfecture de Blitta, Katanga Esso-Hounâ et le représentant du maire de la commune Blitta 1, Ponéi Roland ont déclaré que ce projet arrive à point nommé avec une approche inclusive et participative à travers la sensibilisation et la formation des communautés sur les conséquences des VBG. Selon eux, cela va créer une synergie d’actions pour mieux prévenir, détecter et prendre en charge les cas de violence. Ils ont salué cette initiative et exprimé leur soutien à l’AFED et ses partenaires.
ATOP/SF/MEK/SED






