
Anié, 8 août (ATOP) – Des cellules communautaires de veille pour la lutte contre la stigmatisation et la discrimination des femmes et des filles affectées par le VIH/Sida ont été installées à l’issue d’un atelier de formation, le vendredi 8 août à Anié.
Cette formation de deux jours porte sur les notions du VIH/Sida, les dispositions légales de protection des personnes en matière du VIH/Sida et la mission de ces cellules. La cérémonie d’installation a été organisée par le ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la femme en collaboration avec le Secrétariat permanent du centre national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (SP/CNLS-IST) dans le cadre de la mise en œuvre des techniques et stratégies de riposte contre le VIH/Sida au Togo.
L’objectif à travers l’installation des cellules communautaires de veille est de contribuer à la lutte contre la discrimination et la stigmatisation des personnes affectées par le VIH/Sida surtout les femmes et les filles. Il est question d’amener les membres à lutter efficacement contre ce problème dans leurs milieux respectifs.
Ces cellules de veille ont été installées dans les six (6) cantons de la préfecture de l’Anié. Chaque cellule est présidée par le chef canton. Il a été mis à leur disposition un cahier de charge et la loi portant protection des personnes en matière du VIH/Sida. Les membres ont pour mission de sensibiliser les populations sur les droits humains et de dénoncer des actes de stigmatisation et de discrimination à l’endroit des victimes de cette maladie.

La directrice générale du genre et de la promotion de la femme, Mme Gnansa Bénédicte a fait savoir que le fléau sanitaire du Sida demeure une préoccupation de santé publique, et plusieurs programmes à l’échelle mondial et national ont été conçus dans le but de l’éradiquer d’ici à 2030. Elle a indiqué qu’en dépit des résultats encourageants, la stigmatisation et la discrimination des personnes infectées et affectées par le VIH persistent au sein des communautés. Selon le rapport annuel 2022 de l’Observatoire des droits humains, a-t-elle indiqué, plus de 7 adultes de plus de 25 ans sur 10 sont victimes de stigmatisation ou de discrimination et les femmes représentent 78% des cas. « La stigmatisation et la discrimination empêchent les victimes d’avoir accès aux services de prévention, de dépistage et de prise en charge médicale. Cette situation contribue malheureusement au maintien de la chaine de transmission du virus », a-t-elle souligné.
Le secrétaire général de la préfecture de l’Anié, Palé Simbayé a témoigné sa gratitude au gouvernement pour les avancées positives réalisées en matière de la lutte contre ce fléau. « Aujourd’hui, on ne meurt plus du Sida parce que des dispositions idoines sont bien prises pour contenir la maladie », a-t-il indiqué. Il a convié les membres des cellules installées à jouer véritablement leur rôle sur le terrain car, « la stigmatisation et la discrimination ont un impact négatif sur les efforts fournis ».
ATOP/KKT/DHK






