
Mandouri, 8 août (ATOP) – L’Association d’appui aux activités de santé communautaire (3ASC) a sensibilisé la population de Gbantchal dans la commune Kpendjal 2 sur l’existence des points de distribution des médicaments contre le VIH/Sida, la tuberculose, le paludisme et les produits de la santé de reproduction, le jeudi 7 août.
Cette action se tient dans le cadre du projet Coopératives villageoises et points de distribution (COPODI) qui a bénéficié du soutien financier de l’ONG française Centre humanitaire des métiers de la pharmacie (CHMP). Elle s’inscrit dans les interventions prioritaires du ministère de la Santé dans sa démarche de recherche opérationnelle pour rendre plus performante la chaine d’approvisionnement des produits de santé.
L’objectif est de renforcer la visibilité des Points de distribution communautaire (PODI) et d’accroitre l’accès aux services de prise en charge du VIH, de la tuberculose au sein des communautés.
Une caravane, à travers les localités de Sabenfoané et Gbantchal, suivie de sensibilisation a marqué cet événement. L’occasion a permis aux organisateurs d’instruire les populations sur les dangers liés à l’utilisation des médicaments de rue autour du thème « Les impacts sanitaires liés à l’utilisation de faux médicaments ».
Les populations ont aussi bénéficié d’une campagne de dépistage foraine au VIH et à la tuberculose. Cette opération a ciblé près de 1000 personnes pour une prise en charge gratuite.
L’animateur de la COPODI de Gbantchal, Bombomé Yambandja et Mme Nanouli Lybeyeme, chargée du genre et de la sauvegarde à 3ASC ont démontré les risques liés à la consommation des médicaments non réglementés, vendus dans les rues. Les orateurs ont mis en avant les avantages des produits pharmaceutiques certifiés, distribués via les circuits officiels et communautaires comme les PODI.
La représentante du maire de Kpendjal 2, Mme Gnangaya Raditta a salué l’initiative et exprimé sa reconnaissance pour les efforts engagés en faveur de la santé des populations rurales. Elle a exhorté les habitants à se faire dépister et à s’informer davantage sur les services mis à leur disposition en vue de leur bien-être.
« Malgré deux années d’activités, la fréquentation des centres de prise en charge reste insuffisante. Beaucoup de bénéficiaires potentiels ignorent encore leur statut sérologique ou méconnaissent l’existence même des points de distribution communautaires », a indiqué Mme Oulessé Téka, point focal COPODI à 3ASC. Elle a mentionné que cette initiative entend rapprocher les services de santé des communautés rurales et de lutter efficacement contre les pratiques médicales dangereuses. Elle illustre, dit-elle, l’importance d’une collaboration étroite entre acteurs locaux, associations et partenaires internationaux pour bâtir un système de santé plus inclusif.
ATOP/BLS/BBG/DHK






