
Aného, 11 août (ATOP) – Le projet « Initiative régionale pour l’eau et l’environnement dans le bassin transfrontalier du fleuve Mono » (IREE-Mono) a été présenté aux communautés de la région Maritime, le samedi 09 août à Aného, lors d’un atelier d’information et de sensibilisation.
La rencontre est organisée par l’Autorité du bassin du Mono (ABM), un organe de gestion du bassin. Elle a mobilisé des autorités communales, administratives, traditionnelles, des représentants des organisations de la société civile, des leaders communautaires et religieux, ainsi que l’équipe cadre du projet.
Ces assises ont permis de présenter aux participants le projet, de les sensibiliser sur ses enjeux et de mobiliser la communauté autour de cette noble cause. Le projet IREE-Mono est porté par l’ABM en collaboration avec l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et Global Water Partnership (GWP-AO). Il bénéficie du soutien technique et financier du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) à travers l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Prévu pour une durée de quatre ans (octobre 2024 à septembre 2028), ce projet vise à développer les bonnes pratiques liées à l’eau, aux écosystèmes et à l’adaptation aux changements climatiques pour des services durables à la population et à la nature dans le bassin du fleuve Mono. Il a également pour objectif de renforcer la résilience des communautés, de restaurer les écosystèmes dégradés, de promouvoir une gestion participative des ressources en eau et d’améliorer les conditions de vie des populations riveraines.
Ce projet compte trois composantes, notamment l’évaluation et la planification du développement du bassin du fleuve Mono, le renforcement des capacités institutionnelles et techniques des acteurs clés du bassin et la gestion des connaissances, le suivi-évaluation et la communication. Le projet IREE-Togo poursuit six résultats à atteindre à travers seize produits et 71 activités dont l’activité génératrice de revenu.
Pour la mise en œuvre du projet, cinq projets pilotes ont été initiés, à savoir : le renforcement des capacités et compétences par l’information et la formation des acteurs, des communautés locales, du personnel de la gestion des sites Ramsar 736 du Togo et 1017 du Bénin, la restauration des terres dégradées dans la tête de source du Mono et dans les terres forestières de 2500 ha, à Alédjo Partago au Bénin et Assoli au Togo. Il y a également le développement d’un cadre intercommunal pour soutenir la coopération communautaire transfrontalière, la gestion durable des paysages productifs et enfin la caractérisation des écosystèmes aquatiques et le développement d’un système de surveillance et d’alerte sur la qualité de l’eau pour la productivité des lacs Nagbeto et Toho.
Le préfet des lacs, Bénissan-Tetevi Datè a apprécié cette initiative qui témoigne un engagement fort en faveur de la protection de l’environnement et de la gestion durable des ressources naturelles. « Le bassin transfrontalier du fleuve Mono représente un patrimoine écologique et économique vital », a-t-il indiqué. Il a réitéré l’engagement des autorités communales à accompagner la mise en œuvre efficace du projet IREE-Mono.
Le directeur exécutif de l’ABM, Nicolas Dadja Gnakpaou a salué les efforts des deux (02) chefs d’Etat pour leur accompagnement dans la mise en place de l’ABM et son projet IREE-Mono. Il a informé que le projet IREE-Mono a permis de réaliser une analyse diagnostique transfrontalière assortie d’un plan d’action stratégique et des activités pilotes pour le renforcement de la résilience de la population et des écosystèmes du bassin. ATOP/DK/KYA






